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Mardi 30 septembre 2008
Par Achille - Publié dans : social - Communauté : Communauté de l'opposition
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Mardi 30 septembre 2008

www.detoxinfo.fr. Le satirique en ligne sans pub!

par Achille

Face à la montée des périls, c’est bien connu, rien ne vaut une bonne vieille unité nationale. Thème révolutionnaire s’il en est. La Patrie est en danger, c’est le moment de se serrer les coudes. En pleine tourmente économique comme face aux Taliban armés jusqu’aux dents devant des soldats français mal fagotés, l’unité nationale est l‘éponge qui efface tout, les erreurs passées, présentes et, sans doute, à venir.

Cette stratégie politique fédératrice a ceci de formidable qu’elle est politiquement correcte. De façon imparable. Qui, sans rougir de honte, oserait mettre en cause le fait que chacun doit se rallier derrière la même bannière alors que la tempête mondiale fait rage et précipite tous dans la peur du lendemain? L’Union Sacrée c’est l‘évidence. Du reste, elle fût historiquement tout autant prêchée par Robespierre que par Jean-Paul II.

A la suite de l’appel “unitaire” des partis démocrates et républicains aux Etats-Unis pour tenter de valider un plan de sauvetage de la finance, c’est donc sans hésiter que François Fillon a lancé un vibrant appel à “l’unité nationale” face à cette crise financière désormais sans frontières. “Les temps sont difficiles (...) Il y a des moments où l’unité nationale s’impose”, a déclaré le Premier ministre au cours d’une réunion publique de l’UMP en grande banlieue parisienne. Il intervenait après le discours de Sarko à Toulon (cf: detoxinfo.fr du 26 septembre).

Lors de cette dernière causerie, l’omniprésident a dit tout et son contraire, rejetant d’une main tout plan d’austérité mais prévenant que la crise aurait des conséquences graves sur la croissance et l’emploi. Sans apporter d’autres solutions concrètes que le cortège traditionnel de promesses et l‘énumération non moins habituelle des “je veux que” ou des “je refuse que”. Galvanisante méthode coué!

Stratégie payante, semble-t-il. Selon un sondage publié dans Le Parisien ce week-end, 44% des Français se sont laissé “convaincre” par l’envolée de Sarko. Dont 30% de sympathisants du Modem et 21% de sympathisants de gauche…

Ce joli résultat sur l’opinion, qui redore un peu le blason du chef de l’Etat jusqu’ici en chute libre dans les sondages, va néanmoins être mis à mal par la dure réalité. Car les faits sont têtus. Et si l’on écoute bien le “collaborateur” Fillon, on apprend que la “passe difficile” va réclamer “du sang-froid, de la ténacité et du courage”. Le diable est toujours dans les détails.

Nous avons déjà appris que si le déficit de l’Etat s’est en nettement creusé cette année par rapport aux prévisions initiales, à 49,4 milliards d’euros (contre 41,7), il devrait encore s’accentuer en 2009, à 52,1 milliards. Les caisses seront de plus en plus vides.

Ce lundi soir, la publication des chiffres d’inscriptions à l’ANPE en août va également tempérer la liesse populaire. Ces chiffres “seront très mauvais, et beaucoup plus qu’avant”, a déjà prévenu le secrétaire d’Etat Laurent Wauquiez, confirmant le chiffre de “30 à 40.000 chômeurs de plus” révélé par le site Rue89. Il faut remonter à 1993 pour trouver une progression aussi forte.

Compte tenu du nombre effroyable de plans sociaux annoncés ces derniers mois, il fallait s’y attendre et mettre raisonnablement en perspective le pathétique optimisme de Christine Lagarde, cette ministre dont la France pourrait faire l‘économie.

Ceci dit, cette progression est une magnifique opportunité de mettre en avant “notre” union nationale. La solliciter auprès des grands patrons. Auprès de celui de Renault, par exemple. Ainsi, Georges Ghosn, l‘âme soudainement patriotique mettrait immédiatement à la poubelle son plan de réduction de 5.000 emplois alors que la marque au losange a enregistré une hausse de près de 50% de son bénéfice au premier semestre…

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Lundi 29 septembre 2008
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Lundi 29 septembre 2008
La une de www.detoxinfo.fr du 26 septembre. Informations satiriques et d'Opinions sans pub mais en ligne!

par Achille

Après le temps des assurances, vient le temps des comptes. L'État américain, qui avait donné des signes d'apaisement aux économies et marchés mondiaux dans le plus fort de la tourmente financière, commence à chiffrer douloureusement la portée de ses promesses. L'administration Bush, en fin de règne, est trop heureuse de passer le témoin ou plutôt la patate chaude, aux prétendants à la Maison Blanche Obama et Mc Cain. Pendant ce temps là, en Europe, particulièrement en France, on serre les fesses.

Le monde suspend donc son souffle dans l'attente des solutions apportées par les candidats qui vont devoir assumer, au moins pendant un premier mandat de quatre ans, la facture du krach financier. Barack Obama comme John Mc Cain doivent l'un comme l'autre prouver à l'Amérique qu'il sont des "commandants" capables de gérer toute forme d'attaque contre le pays, et rivaliser de stratégies pertinentes propres à rassurer les marchés et, surtout, les contribuables.

George W. Bush n'est pas  mécontent d'avoir à vider les lieux d'ici la fin de l'année.  Afin d'éviter "une récession longue et douloureuse", son gouvernement a bien proposé un plan de sauvetage extrêmement coûteux pour l'État fédéral mais ce projet suscite déjà la polémique en pleine campagne électorale. Afin de sauver sa sortie en tentant de laisser l'image d'un président pragmatique, Bush a indiqué mercredi soir qu'il avait invité à la Maison Blanche les deux candidats à sa succession afin d'examiner l'ordre des possibles pour juguler durablement la crise.

Il convient de se souvenir qu'en janvier dernier, l'administration Bush avait tenté de relancer la croissance en annonçant des baisses d'impôts allant jusqu'à 800 dollars par contribuable. Ce qui a plus ou moins marché. Les États-Unis comptaient jusqu'ici parmi les rares pays a avoir contenu le spectre de la récession. Manque de pot, l'actuel plan de sauvetage devrait coûter pas loin de 700 milliards de dollars et accroitre la dette américaine à 11.315 milliards de dollars contre 10.316 avant son éventuelle exécution. L'effort devrait se situer autour de 2.000 dollars par tête de yankee....

On donne donc un peu d'un côté mais on reprend beaucoup de l'autre. Résultat des courses : la récession, sortie un temps par la fenêtre, rentre par la porte et se propage à l'ensemble du monde industrialisé. On comprend bien la migraine d'Obama et de Mc Cain ainsi que l'embarras qui s'invite dans la course à la Maison Blanche.

Le couteau sous la gorge,  les deux candidats ont publié un invraisemblable communiqué commun affirmant qu'il était temps "d'être ensemble, démocrates et républicains dans un esprit de coopération pour le bien des Américains". "Le plan qui a été soumis au Congrès par l'administration Bush est imparfait mais les efforts pour protéger l'économie américaine ne doivent pas échouer", ont affirmé les deux prétendants.

Le républicain Mc Cain a annoncé qu'il entend "suspendre" sa campagne pour se consacrer à la résolution de la crise. Subtil distinguo. Il a également souhaité que le débat télévisé prévu vendredi et qui devait opposer pour la première fois les deux candidats soit reporté à une date ultérieure. Ce que le candidat noir, plus sûr de lui sur les sujets du moment,  a refusé.

"C'est précisément à ce moment-ci, à mon avis, que le peuple américain doit entendre celui qui, dans environ 40 jours, héritera de ce gâchis", a déclaré Barack Obama . "Les présidents doivent composer avec plus d'un problème à la fois. Il n'est pas nécessaire de penser que nous pouvons faire seulement une chose à la fois et que nous devons reporter tout le reste", a ajouté le sénateur de l'Illinois. La Sainte Alliance a ses limites...

La France, qui a méconnu un temps l'ampleur de la faillite mondiale, choisit de se poser en "justicier" pourfendeur pathétique des coupables en col blanc. Sarko nourrissant l'objectif politique simpliste de pouvoir le moment venu, face à l'inéluctable accélération de la détérioration du pouvoir d'achat combinée à une non moins évitable reprise de l'inflation, ressortir avec une force accrue le célèbre "ce n'est pas de ma faute mais celle du contexte international". Encore la patate chaude...

Mais si à New York, face aux huiles de l'ONU, le président français a joué les matamores en début de semaine, clouant (verbalement) au pilori le capital tout aussi irresponsable que "coupable" dans une allégorie imprécise qui l'a exonéré de toutes solutions concrètes, jeudi à Toulon, Sarko s'est cantonné à une problématique plus "franchouillarde". Il a fustigé le manque d'éthique du capital et les rémunérations des grands patrons (vive Bolloré!).

 Il s'agissait primordialement  de "mettre en perspective la politique économique du gouvernement".  Devant un parterre conquis à sa cause, le chef de l'État a surtout tenter de convaincre la France qu'il tient le cap des réformes économiques (voir ci-dessous, rubrique "à la suite"). Même avec des marges de manoeuvres budgétaires étroites.

Étroites, c'est peu de le dire.  Parce qu'avec la récession qui se prépare, les rentrées fiscales seront autant de peaux de chagrin. Et les moyens accordés aux Réformes vont ressembler à l'argent de poche des enfants des salariés poussés à la porte chez Renault.
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Samedi 27 septembre 2008

La Une du www.detoxinfo.fr du 23 septembre 2008. Découvrez l'information satirique et d'Opinions sans pub!

 

Comment faire pour préserver ses bénéfices quand on est un industriel de l’alimentation en pleine période d’inflation, sans froisser ses clients ou faire perdre la face à un gouvernement pris dans le siphon de la baisse du pouvoir d’achat (mais généralement très compréhensif avec les choses de l’argent) ?
Par l’inflation masquée bien sûr!

Cette réponse nous est fournie par une enquête publiée ce mercredi dans le magazine 60 millions de consommateurs, opuscule grandement redouté par le grand commerce et ses fournisseurs, tous régis par la loi de la marge.

Selon cette enquête, il faut avoir vraiment le sens du rythme pour avoir déchiffré la partition jouée par les industriels de la bouffe. Car il n’y a pas eu de valse des étiquettes. Plutôt des arrangements sous la gondole. Car au premier coup d‘œil, selon l’organe de l’Institut national de la consommation, les prix n’ont pas varié pendant l‘été. Cela aurait été très contre-productif et anxiogène auprès d’une clientèle terrorisée par le vide abyssal de son porte monnaie.

Le camouflage utilisé est beaucoup plus efficace que celui des troupes françaises en Afghanistan. Il passe par trois méthodes :

La première, et la plus courante, est la réduction des quantités. Ainsi, les célèbres “Prince” de Lu ne pèsent plus que 300 grammes contre 330 grammes avant l‘été. Le “Jockey” de Danone pèse lui aussi moins lourd : 850 grammes de fromage blanc contre un kilo auparavant. Ni vu ni connu ni pesé, je t’embrouille. Personne n’a vraiment vu le tour de passe passe. Tout bénèf sur les quantités énormes débitées par les grands distributeurs et tout le monde s’y retrouve. Sauf le cochon de client, bien sûr…

Une autre entourloupe consiste à changer l’emballage. Le produit reste le même, mais le paquet est plus beau, vlan : le prix augmente. Et le consommateur se laisse couillonner la plupart du temps en pensant qu’il s’agit d’un produit nouveau. Recette traditionnelle du marketing raisonné en trois leçons.

Mais 60 millions de consommateurs relève beaucoup plus grave : il s’agit ici de modifier la recette et de remplacer des ingrédients onéreux par des matières premières moins chères ou changer la composition pour abaisser le coût de revient. Le magazine précise que ce procédé est “surtout l’apanage des premiers prix ou du hard discount”.

Toc ! Ce sont les consommateurs les plus défavorisés qui trinquent avec du picrate frelaté ou du jus de pomme à la pisse d‘âne. Mais baste, qu’importe le contenu pourvu qu’on ait de la marge. En tout cas, quand il s’agit de la préserver (la marge) l’imagination n’a pas de limite.

Selon Luc Châtel, le secrétaire d‘État à la consommation et porte-parole du gouvernement, ces pratiques “ne sont pas nouvelles”. Ah, bon si le gouvernement était au courant, c’est autre chose…

detoxinfo.fr et 60 millions de consommateurs

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Vendredi 26 septembre 2008
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Vendredi 26 septembre 2008

La Une du 24 septembre de www.detoxinfo.fr. Visitez le premier satirique en ligne sans pub!

La Somalie, l’Irak ou bien encore la Birmanie sont des pays que vous connaissez bien car ils sont le théâtre d’une actualité brutale. Forts différents, ils ont néanmoins un point commun : ils pâtissent, ainsi que la plupart des pays pauvres, d’une maladie mortelle : la corruption. Toutefois, les premiers symptômes de la maladie pourraient bientôt se signaler dans le monde industrialisé, blessé mortellement par la crise financière. Un inquiétant rééquilibrage Nord -Sud.

Selon le rapport 2008 de Transparence International la corruption s’apparente à une véritable “catastrophe humanitaire” qui tue aussi sûrement que les fusils d’assaut Kalashnikov.

“Dans les pays les plus pauvres, la corruption peut être une question de vie ou de mort, par exemple quand de l’argent pour des hôpitaux ou de l’eau potable est en jeu”, souligne Huguette Labelle, la présidente de l’ONG basée à Berlin.

Si il est communément admis que les pays pauvres sont touchés par une justice corrompue et un système parlementaire qui ne vaut guère mieux ce qu’on sait moins c’est que les pays aisés souffrent quant à eux d’une régulation insuffisante du secteur privé et d’un manque de contrôle des institutions et des transactions financières, selon ce rapport dont les bonnes feuilles ont été rédigées avant l’explosion financière mondiale.

Transparence International pointe le déclin de certains pays européens qui devraient faire un brin de ménage parmi leurs entreprises qui n’hésitent pas à corrompre les responsables de pays étrangers, ou ferment les yeux sur la provenance de fonds suspects déposés dans leurs établissements financiers.

“L’existence de doubles standards est inacceptable et n’est pas légale (...) car elle mine la crédibilité des pays aisés lorsqu’ils appellent à lutter contre la corruption dans les pays pauvres”, explique la présidente de l’ONG.

Elle liste des critères de “propreté” qui ne sont guère des acquis définitifs quelles que soient les zones géographiques. “Lutter contre la corruption nécessite un contrôle fort via des parlements, des forces d’exécution de la loi, des médias indépendants et une société civile dynamique”, dit-elle. “Lorsque ces institutions sont faibles, la spirale de la corruption échappe à tout contrôle avec d’horribles conséquences pour le peuple, et plus généralement pour la justice et le respect des égalités”.

Propos qui pourront apparaitre prémonitoires dans des pays ultra-présidentialisés, où les moyens de justice sont réduits par souci “d‘économies budgétaires” et où les journalistes sont en passe d‘être contraints de dévoiler leurs sources, comme? (celui qui trouve gagne un abonnement gratuit de trente ans à detoxinfo.fr)

Depuis 1995, l’ONG publie chaque année un indice de perception de la corruption (CPD) classant 180 pays sur la base de l’analyse d’un groupe international d’hommes d’affaires, d’experts et d’universitaires. L’indice va de 10 pour un État jugé “propre” à zéro pour un État perçu comme “corrompu”.

Les tristes bouquets de la corruption reviennent à la Somalie (1,0), la Birmanie (1,3180), l’Irak (1,3), Haïti (1,4178), l’Afghanistan (1,5177), le Soudan (1,676), la Guinée et le Tchad (1,6).

De l’autre côté de l‘échiquier, sur la face “propre” figurent sans grande surprise le Danemark, la Suède et la Nouvelle-Zélande, avec chacun un indice de 9,3 points, suivis de Singapour, avec 9,2.

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Jeudi 25 septembre 2008

Article du 24 septembre 2008 publié sur www.detoxinfo.fr. Visitez l'information satirique en ligne sans pub!


Gêné aux entournures par son silence sur la crise financière, le Sarko nous gratifie finalement d’une belle sortie dont il a le secret. Il devait s’exprimer sur ce sujet jeudi 25 septembre à Toulon, mais il a trouvé New York et les Nations Unies beaucoup plus exotiques et nimbées de spot lights pour faire entendre au monde ce que le président français pense de la crise financière. Prenez garde!

Il conserve ici le costume de défense de l’opprimé face aux errances du grand capital, endossé lors du financement du RSA, et gronde contre les acteurs de la bulle financière qu’il voue aux gémonies. En battant des bras avec véhémence, comme à son habitude.

“Qui est responsable du désastre ? Que ceux qui sont responsables soient sanctionnés et rendent des comptes et que nous, les chefs d‘État, assumions nos responsabilités”, a exhorté le président français ( avec tout de même un zeste de prudence et sans donner de nom) en recevant le prix humanitaire de la Fondation Elie Wiesel. Sarko l’humanitaire.

“Nous devons la vérité et la franchise dans la crise financière. (...) Aujourd’hui, des millions de gens à travers le monde ont peur pour leurs économies”, a-t-il poursuivi, la main sur le cœur et la larme populaire sous le crépitement des flashes. Et de plaider, en tant qu’actuel président de l’Europe pour la tenue d’un “sommet international” d’ici la fin de l’année afin de plancher sur la régulation des marchés.

Le problème c’est que tout cela est bien beau mais Sarko est bien à la peine de dire qui,et comment, sanctionner. Ses sorties Onusiennes résonnent un peu comme les paroles de Tartarin dans la garrigue de Tarascon.

Mais pour plus de crédibilité et un maximum de poudre aux yeux, il s‘était entretenu lundi soir avant de lancer ses “annonces” avec Timothy Geithner, le patron de la branche new-yorkaise de la banque centrale américaine, après avoir prononcé un discours lors d’un sommet de l’ONU sur les besoins de développement de l’Afrique. “Un bon échange”, selon un marquis de l‘Élysée.

La stratégie sarkozyenne actuelle est d’appeler à une “surveillance plus efficace” des marchés financiers. L’ancien ministre des finances (2004) et du budget (1993-1995) qu’il a été, souhaite notamment que l’UE soit “exemplaire dans ses systèmes de surveillance et d’alerte” de ses activités financières et estime que “l’Europe de la finance ne peut pas faire abstraction des règles de l‘éthique, de la morale et de la responsabilité”.

Ce que l’on est en droit de se demander c’est qu’après ses stations à des postes aussi économiquement importants au gouvernement, pourquoi Sarko n’a jamais réussi à la mettre en place une surveillance “efficace”?

detoxinfo.fr

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Mercredi 24 septembre 2008
La Une de www.detoxinfo.fr, votre journal de décryptage satirique de l'actualité. Sans pub! (23/09/2008)

par Achille

Non content d'être enlisé avec la quarantaine de pays de l'Alliance dans le bourbier afghan, la Défense française s'empêtre pathétiquement dans la guerre des mots. Au point de faire douter les plus vaillants de la justesse du combat contre le terrorisme des taliban. Au lieu de tenter de se justifier sur les conditions faites au contigent français, Paris ferait mieux de s'interroger sur la meilleure façon de combattre l'intégrisme. Ce ne qui passe sans doute pas par le harcèlement des populations civiles, moyen infaillible pour perdre sur tous les fronts. Il suffit de se souvenir de la guerre d'Algérie.

Alors que le Parlement français s'est, sans surprise, prononcé lundi sur le maintien des troupes française à Kaboul, la polémique fait rage autour d'un document de l'Otan faisant état d'un manque cruel de moyen des forces française en matériel. Fillon crie au "mensonge" et à la "désinformation"!

Plutôt que de tirer leçon de la tragique embuscade qui a fait 10 morts dans les rangs français en août dernier - dans des circonstances qui aurait pu être mieux maitrisées par l'emploi raisonné du renseignement militaire -  le ministère de la Défense tente de minimiser ses responsabilités en mettant l'accent sur le côté détestable pour le moral des troupes de ce type de révélation. Et en appelle avec emphase à l'union nationale. Et là, ce sont les taliban qui se foutent de notre poire. Sur ce point, on ne peut leur donner tort.

Car non seulement, Paris est bel est bien en train de se déconsidérer dans la bataille des mots, si importante pour remporter toute victoire, mais contrairement à ce croit faire l'état major, le moral des troupes et de leur famille se rapproche inexorablement du degré zéro.

Comment, en effet, faire confiance à un commandement qui ose qualifier, comme le fait le ministre de la Défense Hervé Morin,  de "compte-rendu parcellaire" un document avéré portant le sigle de l'Otan faisant le point sur l'état discutable des moyens militaires français en zone de guerrilla terroriste.

La stratégie de dénégation en bloc de l'état major sur les informations filtrant jour après jour sur les circonstances de l'accrochage meurtrier du 18 août tient désormais plus de la cour de récréation alors qu'on aimerait des prises de décisions opérationnelles et un recadrage positif.

Mais la stratégie de l'autruche est visiblement préférée par la tête des forces armées. Comme si habiller les mots pouvait changer les données fondamentales sur place. Alors qu'il est patent que nos troufions sont équipés à la "va comme je te pousse", que les forces spéciales dépêchées sur place ne possèdent pas l'expérience nécessaire pour faire face aux risques afghans actuels.

Le document divulgué par le journal canadien Globe and Mail suit les informations publiées dans le Canard Enchaîné ou Paris Match. Certes, la publication de photographies de combattants Taliban parés d'uniformes français ou aux bras desquels figurent des montres prises à l'ennemi, n'est guère propre à galvaniser le moral des troupes en vue d'une issue victorieuse contre la violence de l'intégrisme. Mais que dire de la réaction du gouvernement français?

Pacifier une zone ne peut se faire durablement sans l'appui des populations locales. Et ce n'est pas en bombardant sans discernement mariages ou marchés en lieu et place des places fortes des Taliban qu'on l'obtient. Dans "L'Art de la guerre" Sun Tzu explique qu'il est impossible de vaincre son ennemi si on ne cherche pas à le comprendre. Un ouvrage qui devait être distribué gratuitement à nos étoilés.
Par Achille - Publié dans : monde - Communauté : Communauté de l'opposition
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Mardi 23 septembre 2008
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