Vendredi 3 septembre 2010 5 03 /09 /Sep /2010 10:00

La langue française a connu, tout au long de son histoire, d’étranges distorsions. Parmi les plus connues : l’argot, la langue verte, ou d’autres moins connues, comme le choix de ne plus prononcer certaines lettres pendant la période  post-révolutionnaire. 
Ces « manières » de langages, plus ou moins bizarres, avaient pourtant  toutes un objectif, parfois politique, voire une utilité immédiate. Ce début de 21ème siècle n’échappe pas à la règle.
Dans certains cas, notre langue se teinte d’exotisme ; dans d’autres, elle abandonne tout sens par la répétition d’expressions plus ou moins classiques mais dont l’emploi, pour tout et rien, plonge irrémédiablement son utilisateur dans un vide sémantique affolant.
« En fait » est l’une des expressions du moment les plus abrasives pour l’oreille. Sur une radio publique, généralement de bonne tenue, un jeune architecte (par ailleurs sans doute talentueux) a réussi  l’« exploit » de placer 22 « en fait » entrecoupés de « heu » fort excusables, car il ne devait pas avoir l’habitude de « causer dans le micro ». Résultat : pas de résultat justement, autre que de décrédibiliser son propos, pire de le ridiculiser.
De l’architecte au commercial en passant, plus grave, par le professeur des écoles, nous sommes poursuivis par cette locution, sans espoir de lui échapper autrement qu’en étranglant notre interlocuteur.

"  En fait " dépasse désormais nombre d’expressions à l’instar de « c’est clair », « en même temps », « pas de souci » (quand ce n’est pas « no souci ») …

AU PLACARD

Il y en a eu d’autres ... « C’est cool » traîne dans les rues depuis mai 68, ou peu s’en faut. « Ca craint » a l’âme chevillée au corps. « Tu vois, j’veux dire, à la limite » s’estompent peu à peu. C’est cela la mode. Adulé un jour, au placard le lendemain …
Le « verlan » n’est plus guère systématique de nos jours, loin s‘en faut. Les adultes le raillaient, en son temps.  Mais les « keufs » sont restés les keufs et les «meufs»  les meufs ...
Le « verlan » avait  (encore) une raison. Il s’agissait de partager, dans ce qui allait devenir les « tribus » (terme récupéré par la suite par le monde du marketing et de la téléphonie mobile, notamment), une ébauche de langage.
Certes, cet idiome apparaît peu structuré par rapport à l’argot des grands aînés, véritable langue créée par les bagnards pour ne pas être comprise par leurs geôliers. Elle fut même évolutive, car ces derniers finissaient par la comprendre, donc les premiers la transformaient alors pour qu’elle garde ses secrets. Mais qui aurait pu, d’emblée, savoir qu’un « louchebem » était un boucher ? …
Plus anciens, beaucoup plus politiques aussi sous le Directoire, les « Incroyables » et les « merveilleuses », haineux vis-à-vis de la période révolutionnaire, avaient banni la lettre « r » de leur phrasé et une bonne partie des consonnes. Ce qui est vite devenu inintelligible.  Le « R » de Révolution n’était donc plus prononcé par les Inc’oyables et les Me’veilleuses. Ils dansaient dans les « bals des victimes » où n’étaient admis que ceux qui avaient perdu un proche sur la guillotine.
Que l’on soit en accord, ou pas, avec ces objectifs ou ces raisons, le tout peut défendre sa place. Mais que dire des pauvres émanations actuelles ? En fait ...
« Dans le Jardin des mots » (2001, éditions de Fallois), Jacqueline de Romilly, révérée par Detoxinfo.fr, évoque la santé de la langue et effectue une élégante parabole médicale.
« Ce serait bien si chacun disait à son voisin ’montre-nous ta langue’, au sens du langage. Ce serait s’assurer, non seulement de la santé de la langue, mais aussi de la santé d’un peuple et de sa culture, de ce qui compte pour son avenir et même pour sa prospérité », écrit notre académicienne préférée.
Heureusement, l’évolution nous apporte parfois de très bonnes surprises, comme le « slam », cette poésie populaire emplie de sens et acrobate du jeu de mots. Ouf !

Achille

Par Achille - Publié dans : vision - Communauté : Communauté de l'opposition
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Jeudi 2 septembre 2010 4 02 /09 /Sep /2010 11:40

Publié chez Stock. En vente depuis le 1er septembre. Marie-Eve Malouines, journaliste à France Info.

Exercice, sans doute difficile, pour le Chef du service politique de la radio publique, de faire son enquête sur le moi profond de l’Hyper. Du coup, Marie-Eve Malouines, dans son analyse politico-freudienne, est ni pour ni contre, bien au contraire.

La peur serait le « système de gestion politique » du ptit père des Roms. Sa peur à Lui, nous apprend Marie-Eve, pas celle qu’Il engendre.

Nous pardonnerons à notre consoeur d’arriver maintenant avec ses poncifs, car elle a planché avant le fiasco sécuritaire de sa Muse.

Car, superbement original, « Sa peur vient de sa petite enfance quand Ses parents divorcent », explique la journaliste. Bigre, çà, c’est une exclusivité !

L’angoisse du Président, qui le tenaille depuis toujours, expliquerait donc … tout. Son goût prononcé pour la trahison, le bling-bling, l’art de la manipulation et du détournement électoral érigé en art nouveau (en tout cas à ce point-là…), de la communication hasardeuse et on en passe, tant la liste est aussi longue que tragi-comique.

On reste bouche bée lorsque qu’on nous délivre tout à trac que « le pouvoir, Il le veut pour être le premier, pour être le plus fort ». Ce qui est, bien sûr, très rare chez les Présidents de tous poils.

« Il n’ose pas déléguer, car il a peur d’être trahi ». Sans rire ? Il faut dire que la trahison, il connaît. Elle doit même bousculer « la peur » sur Son échelle de « système de gestion politique ».

 

PETIT NICOLAS OU AGNAN ?


Dans le même registre, il y a « la peur de l’abandon » qui taraude notre Petit Nicolas, ou serait-ce Agnan ? Les formules les plus communes dans Son discours seraient « je ne vous abandonnerai pas, je ne vous trahirai pas ».     « Pour Lui, c’est le summum de ce qui ne se fait pas ». Dont acte ... Mais, bizarre, Marie-Eve ne parle pas du Mensonge dans son document. Trop risqué, assurément.

Par ailleurs, « L’argent, ça (Le) rassure », explique l’enquêtrice. Parce que « ça empêche d’imaginer l’avenir avec des difficultés ». Bravo ! Elle réussit là où tout le monde avait échoué (sauf Liliane Bettencourt, mais c’est vrai que le Président et elle se connaissent très bien …). Bref, Marie-Eve Malouines débusque enfin celui qu’on croyait disparu à jamais : le Président du pouvoir d’achat.

Mais, fait unique en son genre : tout ceci est la faute du Père. Ce dernier, qui a abandonné sa petite famille, est « très jouisseur et très séduisant ». Ce sont, dit-on alors, « des traits de caractère qui reviennent chez son fils ». Tous les goûts sont dans la nature.

La journaliste, introduite dans le Saint des Saints, conclut par deux scénarii. Le premier, noir comme un boulet Bernot, veut que « tous les défauts qu’engendre cette peur, le côté autoritaire et qui s’isole de plus en plus à l’Elysée et n’entend plus personne, se renforce de plus en plus ». Visionnaire.

Le second, il faut bien qu’il y en ait un pour tout bon journaliste ne voulant pas tomber dans le « one side paper, pensée unique », voudrait qu’Il « se rende compte », de la béchamel dans laquelle Il s’est fourré. Qu’Il « ne gère pas bien ses ministres et son entourage » et alors « se met à l’écoute des gens ». Trompettes célestes:  il gagne alors en 2012 !

Comme le reconnaît Marie-Eve, histoire d’enfoncer le clou du professionnalisme qui est le sien, « je ne suis pas directrice de conscience politique ». Un peu de patience, ça va peut-être ne pas trop tarder.

Achille

Par Achille - Publié dans : livres - Communauté : Communauté de l'opposition
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Mercredi 1 septembre 2010 3 01 /09 /Sep /2010 12:12

Il y a des réformes dont il faut parler pour maintenir le cap dans la tourmente, à tout le moins le faire croire. Il y en a d’autres qui passent comme de silencieuses lettres à la poste. Comme celle qui a amputé mortellement les IUFM (Institut Universitaires de Formation des Maîtres), sale système de gauche qui évitait quand même aux jeunes professeurs de se retrouver « à poil »,  pédagogiquement parlant, devant des élèves de plus en plus faciles à manier…

Jeudi 2 septembre, 12 millions d’élèves vont reprendre le chemin des écoliers afin de faire connaissance avec des profs stagiaires, visiblement pas en très grande forme. Ni en très grande formation.
   
La rentrée fait peur à tout le monde, c‘est bien connu. Il n’y a guère que Luc Chatel, Ministre de l'Education, pour avoir l’âme légère, pratiquant le sport gouvernemental à la mode, mélange de méthode Coué et de « Cover my  ass » (je couvre mes fesses, en anglais) .

 

Il oublie opportunément que cette rentrée va être marquée par le mouvement prévu le 6 septembre (grève la plus précoce de l‘histoire de l‘Education Nationale). Pire : elle aura lieu avant celle du 7, contre la réforme des retraites. Sujets frappés par une « omerta » élyséenne, évidemment.

NEOTITULAIRES

Reste que le corps enseignant pointe, lui, que 16.000 de ses jeunes membres, une paille !, sont jetés dans la fosse aux lions, sans bagages. Mais, pas d’inquiétudes !  Chatel rappelle que ces jeunes recrues, les « néotitulaires », ont bénéficié de « stages ». Enfin, pour les plus chanceux, parce que nombre d’entre eux n’en ont qu’entendu parler à la télé. Qu’ils se rassurent, un vétéran va les « coacher » (c’est à la mode en plus, pfff) jusqu’à ….la Toussaint. Ils pourront donc, dans moins de trois mois, fêter les morts (de trouille et d’épuisement …).

Et Chatel de la ramener « Bac plus cinq, c’est un gage d’excellence académique pour tous nos futurs professeurs ».  Notons, par ailleurs, que les oreilles des infirmières vont être charmées par de tels propos ; elles qui s’escriment pour que leur niveau d’étude (comparable) soit enfin reconnu …

De fait, les IUFM instaurés par Jospin en 1989, qui donnaient jusqu'à deux années aux futurs profs pour se former avec des heures de cours en alternance et un mémoire en fin de parcours, sont tombés au champ de la Réforme à travers la loi Fillon de 2005, dite « d’orientation et de programme pour l’avenir de l’Ecole ». En matière d’avenir, c’est vrai que le Premier (de la classe ??)  en connaît un rayon.

Il s’agissait d’expulser un système officiellement consommateur de budget qui favorisait, mais c’est un détail, l’électorat  traditionnel de gauche, les profs. Chatel le confesse clairement. « Notre école a moins besoin de grand soir que de petits matins quotidiens », dit-il, matois.

Ces petits matins vont être très sportifs, et pas que pour les profs de gym. Comme pour ce « bleu » néotitulaire qui devait éviter, dans son apprentissage, les classes de terminale et le statut de prof principal, peu adaptés à sa verdeur. Pas de chance, on vient de lui coller les deux. Et c’est loin d’être un cas isolé.

Achille
 

Par Achille - Publié dans : education - Communauté : Communauté de l'opposition
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Mardi 31 août 2010 2 31 /08 /Août /2010 11:47

S'il y a des mots qui fâchent, il y en a d’autres qui stupéfient. Les a-t-on même vraiment entendus ? Sont-ce des voix qui, d’Ulysse à Jeanne d’Arc, envoient souvent les héros dans des complications insondables ? Eric Woerth, toujours et encore Ministre du Travail en attente de rupture de CDD, s’estime être l’objet d’une « lapidation », certes médiatique, mais faite … « pour tuer ».

Bon sang ! Eric, si tu as fais HEC, tu sors également de Sciences Po, non ? Tu devrais savoir que la lapidation n’a rien à voir, mais alors rien du tout, avec les petits tracas qui sont les tiens. Et que les journalistes « trosko-fascites » nostalgiques « des années trente »  que nous sommes n’ont rien à voir avec les vrais professionnels  de la lapidation ...

Un conseil, mon Ricou, va voir une vidéo sur une vraie lapidation qui court sur internet. Ca va t’occuper et te remettre les idées en place.

Parce que, là, ça ne plaisante pas. Ca se passe en Iran, tu vois où c’est ? Une foule masculine, dans sa très grande majorité, massacre une jeune femme, vulnérable, toute petite, sanglante. Elle tente vainement de se protéger, avec ses pauvres bras, des jets assassins de cette masse imbécile.

Oh, je te rassure, si c’est insoutenable, c’est très court. En moins d’une minute, l’affaire est entendue : un timbré écrase la tête de l’effroyable criminelle, dont on suppose qu’elle a commis un adultère (mais peut-être pas du tout…) avec un énorme parpaing. Très vite, se forme une très significative mare de sang. Sans ambiguïté, ni procureur, ni juge d’instruction, pas plus que de Cour de la République ....

Tu dois être très confus, ministre intègre, si tu compares ta pitoyable situation à celle de cette suppliciée (regarde dans le dictionnaire ce que cela veut dire, tant que tu y es). D’autant que, tu le sais sûrement, en Iran, sont cherchés à nouveau force projectiles pour une nouvelle indécente, Sakineh Mohamadi-Ashtiani, adultère et complice de meurtre avec des preuves d’opérette.

Alors Eric, un peu de décence. Et de Solidarité. Car, en plus d’être Ministre du Travail, tu es (encore) Ministre de la Solidarité …

FEU AUX FESSES

D’accord, Sarko est en train de te lâcher. Il ne veut plus être photographié avec toi. Mais, il y a tant de gens qui ne veulent plus être immortalisés en sa compagnie. Pourtant, début juillet, l’Hyper saluait encore ton honnêteté de « juppéiste ». Pour l’intéressé, première victime politique de la Sarkozye, grande avait été la surprise (ou l’incrédulité) d’entendre son nom transformé en un critère de qualité, une sorte de label en quelque sorte.

Et puis, tu as dû lâcher, à ton tour, ton poste de trésorier de l’UMP. Pas de regrets, tu vois où il t’a mené … Et puis, ton successeur est au parfum. Dominique Dord est un ancien de L’Oréal et un voisin de Patrice de Maistre (NDLR : le gérant de la fortune de Liliane Bettencourt). Il a préféré le dire tout seul aux hordes de journalistes, couteau entre les dents et pierres en poche. Pas fou ! une lapidation, ça va, deux, bonjour les dégâts !

Regarde Carla, elle a déjà le feu aux fesses. Le journal iranien Kayhan - qui envoie sous pli discret un ouvrage qui fait un tabac : « la lapidation pour les nuls » - qualifie notre première Dame d’ « actrice et chanteuse dépravée ». Si elle se rend sur place, on lui conseille de mettre un casque lourd à la place du joli bibi qu’elle portait sagement pour aller saluer la Reine d’Angleterre.

Achille

Par Achille - Publié dans : vision - Communauté : Communauté de l'opposition
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Lundi 30 août 2010 1 30 /08 /Août /2010 11:16

Profession : reporter. Super fantasmatique, un job où tout un chacun voit un baroudeur, bardé d’appareils photos, courir la tête baissée vers un hélico ou un DC8 africain pour aller couvrir un coup d’Etat en Papouasie transmélanésienne.
Je suis même grand reporter (enfin, c’est la qualification inscrite sur ma fiche de paie, …) mais, j’aime bien le train. Oh, pas que le Transibérien, non. J’aime le train français. Cette magnifique machine et ce réseau que le monde entier nous envie.
Il faut dire qu’il a été payé par toute notre famille, impôts et emprunts d‘Etat. De nous jusqu’à nos arrière-grands- parents. Ca coûte très cher un joujou pareil, avec ses gares et ses chefs, ses panneaux qui clignotent. Tout le toutim et pas dans un paquet de Noël avec un circuit qui tourne en rond. Des milliards.
Donc, j’adore les chemins de fer français. Profondément. Ainsi que les hommes qui le font tourner pour que je puisse voir les vaches (ou l’inverse) machouiller paisiblement.
Le hic, c’est que la Société Nationale (pour combien de temps ?) des Chemins de  Fer Français ne tourne plus rond.
Ses pannes à répétition tournent au gag. Surtout, si vous aimez l’Angleterre … Les caténaires se plaisent à disjoncter à qui mieux mieux et puis, il y a les pannes informatiques. Un personnel fautif ? Que nenni.
Plutôt une direction visionnaire, un peu trop sans doute, et dont les yeux sont braqués vers une petite remise entre les mains du privé, à terme. Une privatisation rampante, des lampistes en quelque sorte. Alors, on fait des économies. Sur tout et surtout sur le personnel …
Les pannes informatiques : sont-elles la rançon d’une modernisation, somme toute récente, afin de satisfaire au remodelage du réseau en croix TGV Lille-Marseille et Nantes-Strasbourg ? Lignes en dehors desquelles papys et mamies ont intérêt à s’entraîner à la course à pied pour aller voir leurs rejetons, car le reste de la France est devenu un semi-réseau (en étant très, très gentil) ?
Non pas, souvenons-nous du système Socrate, de vente et de réservation de billets, présenté en 1993 par le Président  Fournier comme une révolution technologique.
Acheté à prix d’or à une compagnie aérienne américaine (Fournier voulait à tout prix faire voler ses trains), ce fut une pétaudière infernale. Pas de formation, les pauvres guichetiers mettaient un bon quart d’heure, en moyenne, à émettre un ticket Paris-Mantes la Jolie. Si vous étiez quatrième dans la file d’attente avec un train partant dix minutes plus tard… Restait qu’on pouvait prendre son billet dans le train auprès d’un gentil contrôleur … Et bien non, la direction décidait, dans le même temps, des « contrôles sur quai », musclés. Tant qu’à faire …
J’ai assisté à une bataille rangée mémorable entre les nervis SNCF et des pious pious en perm’ qui voulaient rentrer, au plus vite, pour voir leurs chéries à Cherbourg.

DEUX QUEUES, SINON RIEN

Un aigle, le Fournier - pour calmer le jeu - il avait cru bon d' instaurer un deuxième guichet, dit de « bonne foi » : deux queues, sinon rien !
Mais Socrate, c’est du passé, et le fauteuil de Fournier est désormais occupé par Pepy, formé par Martine Aubry  et Michel Charasse, entre autres. Donc, un homme de terrain à première vue ...
Depuis 2003,  nous avons le système Mozaïque et … des pannes, des pannes et des retards, des retards … Regardant les tableaux d’exactitude affichés par la Senecefe dans les gares, l’habitué que je suis (c’est pas moi qui le dis, mon statut marketing est « très grand voyageur ») est en proie à un doute tenace.
Mais ce n’est pas grave, puisque la SNCF rembourse. Enfin, elle vous donne des formulaires avec des tarifs de remboursements progressifs, en fonction de l’importance des incidents. Elle vous demande de les envoyer à un charmant, mais totalement inaccessible autrement que par courrier, service à Arras. Ce dernier est, assez bizarrement, intitulé « relations clients ». Pour qu’il y ait relations, il faut qu’il y ait contact …
Bref, ces formulaires stipulent que, pour espérer un quelconque remboursement, il faut fournir, c’est normal, le billet qui fait preuve. L’ennui, c’est que plusieurs mois après votre envoi, on vous annonce régulièrement que le billet, que vous aviez pourtant soigneusement agrafé, est manquant et que l’examen de votre demande est … interrompu. Moi-même, et plusieurs de mes proches, se sont fait avoir. D’autant que les photocopies ne sont pas recevables pour la SNCF. Disent les « Relations Clients ».
Il n’y a pas qu’à Gaz de France (déjà privatisée, désormais soudée à Suez) qu’on sait se faire de la trésorerie.

 

Achille
    
  



Par Achille - Publié dans : sociologie - Communauté : Communauté de l'opposition
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