L’HUMANITE DESORMAIS ACCULEE A PLACER SA SURVIE…A LA BANQUE

Publié le par Achille

undefined
Le réchauffement climatique et les géants de l’industrie de l’agro-alimentaire ont fait leur noire besogne. Il est « pathétique » que le monde se soit mis tout seul dans la situation extrême d’avoir à protéger sa biodiversité en plaçant ses semences dans un bunker. Ce constat est effectué par Allain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue de protection des oiseaux.

    Il réagit à l’ouverture, fin février, de l’entrepôt situé dans l’archipel norvégien Svalbard, véritable coffre fort enfoui à plus d’une centaine de mètres dans le Permafrost de l’Arctique.

     Ce bunker de  « l’Apocalypse » comme il est déjà surnommé, possède la capacité de stocker jusqu’à 4,5 millions de types de semences provenant de la plupart des variétés connues des cultures agricoles de la planète. Il constitue la police « d’assurance-survie » du monde en proie à la disparition galopante des espèces du fait du réchauffement du globe.

    Interrogé sur France-Info, l’écologiste français a néanmoins estimé, que cette banque mondiale « arrive à temps ».  Faute de mieux. Il précise que, rien qu’en France, 131 espèces animales ou végétales sont en voie de disparition.

    La nouvelle banque des semences de l’Arctique est donc de prime importance pour la conservation des semences existantes et utilisées dans « les zones à risques »,  explique Carl Fowler, directeur du fonds mondial pour la diversités des cultures (Global Crop Diversity Trust) , initiateur de l’implantation de l’entrepôt norvégien.

    Le profil du bunker, emprunté à la littérature d’espionnage, et son budget de construction (six millions d’euros), en fait un emblème. Mais Svalbard n’est pas un phénomène unique. Nombre de pays prennent très au sérieux le risque de disparition des espèces et on chiffre à environ 1.400 conservatoires de ce type, de capacité variable, de part le monde. En France, l’INRA (Institut national de la recherche agricole) conserve près de 100.000 espèces au sein d’une quinzaine de sites.

                                   L’appétit de l’américain Monsanto

    Situé à 1.000 kilomètres du pôle Nord, l’entrepôt norvégien de l’archipel de Svalbard est à l’épreuve des missiles et d’une montée cataclysmique des océans, issue du réchauffement du climat. Il règne dans le site, qui accueille déjà 250.000 échantillons, une température de moins 14°. Il est gardé par des portes blindées et des murailles dignes d’une centrale pénitentiaire. « Des graines de végétaux essentiels comme, l’orge, le blé ou les pois peuvent y survivre pendant mille ans », assure Carl Fowler.

   Nous voilà rassurés. Mais pendant ce temps là, nous pouvons légitiment nous demander ce que vont décider les dirigeants des pays à économies «mondialisées » pour préserver l’équilibre de la planète et privilégier les ressources alimentaires et les énergies renouvelables alors que le pétrole, fossile, s’achète au prix de l’or, voire plus cher. Le 29 février, le prix du baril de brut atteignait le niveau record de 103 dollars.

       Quelles mesures, par exemple, seront prises pour restreindre l’appétit de groupes industriels comme l’américain Monsento, qui imposent leurs semences stériles de soja ou de maïs, afin d’assurer la pérennité de revenus déjà indécents ? Et d’accroître la dépendance des paysans des contrées en voie de développement de manière effroyable, et, à terme, de jeter l’humanité dans un schéma de famine, digne du scénario de « Soleil vert ».

    Malgré l’importance de ce péril, la politique française est des plus floues. Si lors du « Grenelle de l’environnement », Sarko 1er avait laissé entendre que, conformément à ses engagements de campagne, « seules les cultures qui ont  un bénéfice sanitaire ou environnemental ‘devraient’ être privilégiées », depuis la « volonté » du gouvernement est extrêmement ambigüe.

     Par ailleurs, l’introduction de produits génétiquement modifiés est régi en France par les textes européens, notamment la directive 90/220 de 1990 relative à la « dissémination volontaire des OGM dans l’environnement ». Dont l’application, on le sait, conduit en France à de nombreuses opérations de fauchages sauvages. Le 7 février dernier, la Cour de cassation française reconnaissait le caractère pénal de ces opérations.                                                 

                                                                   Achille

 

 

                                                                             

    

 

Publié dans sociologie

Commenter cet article