LE « TRAVAILLER PLUS » DES OUVRIERS DE BOLLORE AU CAMEROUN

Publié le par Achille

L’homme d’affaires français, Vincent Bolloré, le meilleur Sarkopain, a une façon bien à lui de traduire en camerounais le célèbre « travailler plus » et « gagner…. ».

      Voici comment se passe la vie quotidienne dans la palmeraie de Kienké (sud-ouest du Cameroun), 9.000 hectares exploités par  la Socapalm (Société camerounaise

des palmeraies) elle-même filiale du groupe belge Socfinal lui-même détenu à près de 40% par Bolloré aux côtés de son traditionnel partenaire belge Fabri. Une belle nébuleuse comme les aime tant  Vincent « le petit prince du cash flow », par ailleurs mécène de Sarko Air Lines et des croisières Nicolas.

    Nous sommes en 2008 et non au moyen-âge, la précision est d’importance. Dans un reportage publié mardi par Libération, nous apprenons avec stupeur (quoi que)…les salariés du Sarkopain vivent « comme des animaux » dans des campements éloignés d’une quinzaine de kilomètres à pinces « sans eau ni sanitaires » avec « quelques heures d’électricité par jour ». 
     Le boulot : de la rigolade ! jugez plutôt : coupez donc,  sans gants et  six heures par jour, de pesant (de 10 à 15 kg) régimes de noix de palme pour la somme astronomique de 53 euros par mois (35.000 francs CFA). Sans sécu et sans couverture médicale. .Plus cocasse : la paye est aussi régulière que les chemins de fer Corses, voire n’arrive jamais.

 

                          ESCLAVES DE LA SOCAPALM

     « Nous sommes des esclaves de la Socapalm », résume à Libé un travailleur du site. Même le patron de la société, Marc Muutsars dit savoir « que les ouvriers ne s’en sortent pas, que leurs employeurs les paient en retard ». Leurs employeurs ? Hé oui, malin, Bolloré sous-traite la gestion de sa main d’œuvre à une soixantaine de sociétés extérieures. Et, comme Ponce Pilate, s’en lave les mains.

      Du coup, c’est la grève. Alors la nébuleuse Bolloré coupe l’électricité, narre Libé. « Qu’ils fasse grève, quand ils auront faim, ils reviendront travailler », auraient dit les nervis de l’exploitation.

    Pire, selon Libé, le meneur du mouvement, Michael Agbor, a été arrêté (au Cameroun, le droit de grève et d’expression des salariés,  heu ! comment dire…).

    Encore pire, les autorités camerounaises aurait conseillé au « syndicaliste » un prompt retour au calme. « Si tu continue, on va te tuer ». Il faut dire qu’il avait eu l’impudence de refuser l’augmentation de 3 francs CFA par régime coupé que proposait la direction. 
         Ca c'est ce qu'on appelle du "projet de civilisation", non? 

 

                                 Achille et Virgil / detoxinfo.fr

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