PAR PITIE, LA HAUSSE DU PETROLE POURRAIT-ELLE DEVENIR PEDAGOGIQUE ?

Publié le par Achille

Le prix du baril de brut a enfoncé le seuil historique de 111 dollars à New York. Depuis le début de la semaine, le prix de l’or noir se paye une petite grimpette d’environ un dollar par jour. Il était autour de 25 dollars il y a si peu de temps. 

     Mais pourquoi donc ? Surtout lorsque chez Total, un expert explique à detoxinfo.fr, sous couvert de l’anonymat,  que le « vrai » prix du baril ne peut pas excéder… 50 dollars, compte tenu de l’évolution réelle des coûts globaux des compagnies pétrolières. Et il parvient à ce calcul même en exagérant à l’extrême tous les paramètres de coûts d’exploration et de production.

     La réponse est simple, enfin si on peut dire : les investisseurs, entendez ici spéculateurs, achètent en masse du pétrole pour se payer une belle assurance contre la baisse du dollar et le retour de l’inflation galopante. Et parce que, dans la tourmente des « sub-prime » le marché des actions descend aux enfers, ou peu s’en faut. Même les analystes financiers, pourtant peu réputés pour leurs prises de positions alter-mondialistes s’émeuvent de l’écart du prix du brut avec les fondamentaux de l’économie en général et de l’économie du pétrole en particulier. C’est dire…

       Le retour du pouvoir d’achat n’est pas donc pour demain et Christine Lagarde va pouvoir s’entraîner pour le Tour de France en se rendant, pour peu de temps certes, à  Bercy à bicyclette.

 

       undefinedEXPLOITER LE CANADA ET LA BANQUISE A CIEL OUVERT

       Coté « traders » on envisage un baril à 120, voire 130 dollars à court terme et de 200 dollars à plus longue échéance. Côté analystes on « s’insurge » que la flambée du brut ne reflète en rien la situation actuelle de l’offre et de la demande. En effet, les Etats-Unis, premier consommateur mondial, voit ses stocks se situer actuellement au plus haut niveau depuis 18 ans et les réserves ont augmenté quatre fois plus vite que prévu la semaine passée. Par ailleurs, les risques de récession, de crise économique, ne plaident pas pour une tension de la demande de brut et donc pour pour une envolée des prix. Au contraire.

     Alors 111, 120, 130 ou 200 dollars ou bien de 25 à 50 dollars le baril ? Ou bien cessons de nous suicider et de pourrir notre biosphère.

     Selon nos sources, les réserves « « prouvées » par la majeure partie des grands pétroliers n’excèdent pas 10 à 15 ans de consommation. Bien sûr, notre planète en a encore sous les pieds mais à quel prix ? Notre expert, qui a sillonné pendant des années et des années les sites de production et d’exploration du monde entier, dépeint l’avenir : « il faudra pour aller plus loin exploiter à ciel ouvert au Canada ou sur la banquise. Et il faut savoir que l’on brule de 20% à 30% au moment de l’extraction ». Vous voyez le tableau…

 

                                             Achille

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