Le combat des chefs a commencé au PS sur fond de victoire fragile aux municipales

Publié le par Achille

     C’est le 13 novembre que les foules, impatientes, connaîtront le nom du futur Premier secrétaire du Parti Socialiste. Finalement le Conseil national a adopté le calendrier proposé par François Hollande qui prévoit le tenue du Congrès entre le 7 et le 9 novembre avec désignation en fin de parcours.

    L’opposition doit impérativement d’ici là, et ça promet du sport, se trouver enfin un (e) leader charismatique et surtout capitaliser sur la victoire aux municipales sans sombrer dans ce qui serait un ridicule aussi désespérant que dévastateur : un nouveau combat de courants.

    Ségolène va-t-elle pouvoir réitérer le hold-up réalisé pour l’investiture à la présidentielle, maintenant que ses méthodes sont connues de tous ? Bertrand Delanoë saura-t-il avancer ses pions en terrain miné d’avance ? Quoi qu’il en soit les deux « modernes » savent qu’ils ne réussiront à rien sans l’appui de la « gauche » du PS. Si les socialistes semblent désormais d’accord pour moderniser le parti en intégrant l’économie de marché comme allant de soi, il n’en demeure pas moins que tous sont en attente d’idées originales. Et c’est là que le bât risque de blesser.

   Ségo, lors du Conseil national, appelait à l’unité. « Il ne faut pas que le processus dérape », soufflait-elle en aparté. L’Ex, François Hollande, affirmait que la phase qui doit amener au Congrès est un « travail collectif ». C’est mal barré lorsque l’on entend les phrases assassines du maire de Paris, principal rival de Ségolène Royal. « Si le centre est à la fois à droite et à gauche, envisager quelques perspectives avec lui reviendrait à nous mentir à nous même », persiflait-il au Conseil. Histoire de rappeler la curieuse, et parfois nécessairement bien perçue, danse du centre de sa rivale. L’unité dans la divergence, quoi.

 

                                                      Achille /detoxinfo.fr

   

    

 

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