J’ai toujours rêvé de rigoler (au moins un petit peu) comme avec les Tontons flingueurs

Publié le par Achille

Tous les chemins mènent à la cafétéria, à condition de s’en sortir. « J’ai toujours rêvé d’être un gangster » propose légèrement des tranches de vie dont le désespoir laisse un très drôle de goût dans la gorge.

    Un braqueur paumé (Edouard Baer) tente de rafler l’étique caisse de la dite cafétéria sans grand succès sauf à gagner l’intérêt de la serveuse elle-même braqueur amateur (Anna Mouglalis). L’établissement assiste aussi à l’échec pathétique du rapt d’une enfant abandonnée par tout le monde sauf par ses kidnappeurs belges ainsi qu’à à la mise à plat laconique de souvenirs de chanteurs épuisés (Bashung et Arno).

    L’endroit est  le théâtre du passé de cinq gangsters cacochymes (Laurent Terzieff, Jean Rochefort, Jean-Pierre Kalfon, Venantino Venantini et Roger Dumas) autour d’une table où il ne manque plus que du « bizarre qu’on a retiré du commerce parce que les clients devenaient aveugles et que ça faisait des histoires ».

   Les uns volent du vent, les autres des paroles, des tendances adolescentes suicidaires ou le temps qui passe trop vite en cassant un Mac Do avec le bout de leur doigts comme autant de pistolets d’enfants. On ne sait plus si il faut rire ou pleurer du film de Samuel Benchetrit.

 

                                          detoxinfo.fr

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