La Zona : vibrant plaidoyer contre les murs de la honte et du fric

Publié le par Achille

Miguel a 16 ans. Son "tort" : être né du mauvais côté de "La Zona", un 
village de Mexicains aisés, protégés de la favela voisine par des 
hauts murs, des barbelés, des caméras et une police privée.
Un soir de tempête, une brèche :  Miguel et deux copains pénètrent 
dans "La Zona". Un cambriolage tourne mal. Ils n'en sortiront jamais.
    Le plus terrifiant dans ce film, c'est que Rodrigo Plà nous oblige à 
nous poser LA question : comment a-t-on pu laisser construire cette 
cité résidentielle ? Et du même coup, quid des favelas : comment a-t-on pu laisser faire ça ?
Dans le film, tous le monde est complice : les dirigeants, les juges, 
certains policiers. La corruption est partout. Le fric régit tout. 
Encore.
   Et on pleure. On pleure lorsque ces riches, dans leur folie, lynchent 
un enfant pour un crime qu'il n'a pas commis. On pleure de révolte, immense, évidemment.
    Cette "zone" pourrait être n'importe où. On a bien Monaco, l'Andorre, 
le Vatican, le Liechtenstein, le Luxembourg, la Suisse et autres 
paradis fiscaux... On y voit ces dirigeants d'entreprises et leurs 
"parachutes dorés", vivant tranquillement à l'abri de leurs pauvres, 
après les avoir laissés sur le carreau avec la complicité 
d'actionnaires toujours plus avides.

http://www.lazona-lefilm.com/ "La Zona" ("La Zona, propriété privée"), de Rodrigo Plà.
Meilleur réalisateur - Festival de Cartagène (2008)
Prix de la Critique - Festival International du film de Toronto (2008)
Festival du Film de Venise - Prix Luigi de Laurentiis - Meilleure 
première réalisation (2007)

                                      Païs/detoxinfo.fr

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