Sarko II Président « nouvelle formule » : on efface tout mais on continue

Publié le par Achille


                                    

La vie des français ne s’est « pas assez » améliorée en un an de sarkozysme, reconnait du bout des lèvres le président Nicolas devant le gratin cathodique. Avec une larme de crocodile. En plus d’une heure et demie d’un interrogatoire serré, selon la mise en scène voulue par l’Elysée, Sarko a joué (sur) deux tableaux. Dans le premier, il est apparu humain, presque fragile, les excuses se bousculant d’une façon presque gênante afin d’installer un nouveau personnage présidentiel, discret, humble, repentant : le « Sarko II ». Celui qui efface tout.

 

 Dans le second, tel un boxeur éprouvé par l’âpreté du combat, il a tenté de dessiner l’image de sa courageuse détermination à poursuivre les réformes dont la France à un impérieux besoin pour rester « en première division ».

En gages d’apaisement, il assume d’une main ses « erreurs » et sa « part de responsabilité ». « Je comprend que les gens m’en veuillent »,  assure-t-il. Le Sarko « nouvelle formule » admet que « les prix ont davantage augmenté en France » que dans les autres pays européens, l’euro étant en grande partie responsable de ces hausses. Il se dit aussi  du côté des gens qui ne comprennent pas que les grands groupes « gagnent des milliards alors que les salaires n’augmentent pas ». Il va jusqu’à déclarer que « le capitalisme marche sur la tête » et, dans son élan, rend « hommage aux syndicats ». A tous. On en pleurerait presque.

Mais, dans un « contexte international difficile  (…)  il faut accélérer » les réformes. D’ailleurs il y en a 55 à faire avaler. Car « le problème de la France c’est qu’on ne travaille pas assez ». Alors il ne reculera sur rien. Pas sur les suppressions de postes dans l’éducation nationale où il faut choisir entre « la qualité et la quantité », pas sur les retraites où le projet est déjà tout ficelé, pas sur l’émigration où il n’est pas question de « régularisation globale ».

    Et puis, tout le monde l’aura compris, les piètres résultats de son bilan et la dégringolade de sa côte de popularité ne sont pas complètement de son fait. Il y a la hausse des matières premières, de l’euro, du pétrole et puis les sub primes. « C’est pas si simple », la vie de président.

 

                                  Achille / detoxinfo.fr       

Publié dans Politique

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