La (crise de) confiance règne...

Publié le par Achille

Lorsque on est devant le siège de la Royal Bank of Scotland (RBS) à St Andrew's Square, à Edimbourg on se sent tout petit. Un peu comme devant les grandes pyramides. Crée en 1727 par charte royale, la banque est la deuxième banque du Royaume-Uni et... d'Europe. Pourtant,elle vient d'affoler les marchés en contribuant à la panique générale : elle chercherait, elle aussi, de l'argent frais.

Selon la BBC, la RBS songe à lever des capitaux afin de faire face au chaos financier. De grands noms de la finance britannique comme la Loyds TBS et Barclays seraient dans une même panade. La même rumeur coure également outre-Rhin, visant la Deutsche Bank.

Si ces institutions européennes viennent s'ajouter à la liste des banques américaines en détresse, il y a encore plus grave. Des États entiers, comme l'Islande font la manche.

Le pays nordique nationalise sa  deuxième banque du pays et demande pour lui-même l'octroi par la Russie d'un prêt de 4 milliards d'euros pour parer au plus pressé alors que l'économie de l'île (NDLR :  basée sur son système financier précisément) menace de s'effondrer.

On comprend que la denrée la plus rare de la planète financière devient la confiance. C'est même un doux euphémisme alors que le risque de "credit crunch", situation dans laquelle plus personne ne prête à personne, plane sur l'économie mondiale menaçant de paralyser toute la machine.

Après l'adoption du plan Paulson de 700 milliards de dollars pour éviter la panne générale grâce au contribuable yankee, l'Europe tente à son tour de présenter un dispositif afin de conserver la confiance populaire. Encore un peu.

 Les ministres des Finances de l'Union européenne  pourraient annoncer un relèvement de la garantie minimum dont peuvent disposer les épargnants de la zone en cas de faillite de leur banque, pour la faire passer de 20.000 à jusqu'à 50.000 euros (aux États-Unis, cette garantie a été relevée à 184.000 euros). Dans le but d'éviter que les succursales bancaires soient prises d'assaut par des usagers en proie aux affres de la spoliation de leurs avoirs. Le cauchemar des cauchemars...

En France Sarko - dont le résultat du G4 (France, Allemagne, Italie, Grande-Bretagne) du weekend dernier a été  un poil décevant du fait du manque d'unité des "grands" pays européens qui ne parviennent pas à se mettre réellement d'accord sur une action commune face à la crise -  appelle toujours à une action "coordonnée".

Il tente aussi de garder le peu de "confiance" qui reste en France en assurant que "nous ne laisserons pas tomber nos banques". Mais nos  caisses sont si vides que nous n'aurions même plus les moyens de leur offrir un paquet fiscal.

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