Pour Sarko, la croissance "fantastique" est dans le pré. Mais elle broute!

Publié le par Achille

Il faudra sans doute penser à ériger une statut au petit malin qui a remis le "Grenelle" au goût du jour. On en a mesuré le côté fédérateur puisqu'il a suscité une belle "unité nationale" à l'Assemblée.  Le Grenelle de l'Environnement ayant récolté les votes conjugués de la majorité et de l'opposition socialiste, une grande première en Sarkoland. Ce que l'on savait moins c'est que le Grenelle est salvateur sur un plan économique.

Après l'Etat, vilipendé par l'univers libéral avant d'être appelé à la rescousse c'est au tour de la planète (souillée par les mêmes) d'être sollicitée en urgence.  

Surfant et s'accrochant sur la planche écolo, véritable radeau de la Méduse en pleine tempête économique, entre les écueils acérés de la récession et du pouvoir d'achat en chute libre, l'omniprésident assure qu'il  faut accélérer la "révolution environnementale" et "produire autrement". Comme la France ne produit quasiment plus rien cela ne devrait pas être trop difficile.

Les mesures du Grenelle sont une "réserve de croissance fantastique", a affirmé Sarko mais sans vrais chiffres à l'appui. 

La France, délestée de son industrie traditionnelle aux profits d'intérêts étrangers qui l'ont dépecée à qui mieux mieux, doit donc se concentrer désormais sur l'isolation des bâtiments anciens, un des grands volets des décisions du Grenelle.

Nathalie Kosciusko-Morizet, la ministre de l'Ecologie, attend de cette disposition la création de... 200.000 emplois dans le secteur du bâtiment. Avec l'emploi accru des ampoules à basse consommation d'énergie, le taux de chômage n'a qu'à bien se tenir.

En revanche pas un mot sur les plans de licenciement à l'arrache imposé par l'actionnaire. Ce dernier est vert, certes,  mais seulement de voir son dividende abandonner sa culture intensive.

Prudent, en matière de production d'énergie, Sarko estime que la France n'est pas tenue de choisir entre le nucléaire et les énergies renouvelables. Pratique.

Le président hybride veut lancer la France "à la fois" dans la construction d'un deuxième réacteur EPR et "en même temps" investir "dans le solaire, la biomasse", mais pas autant dans l'éolien parce que "c'est peut-être écologique sur la consommation, mais alors sur la vision, franchement!".

C'est vrai que pour être visionnaire, on se pose un peu là...

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