Rachida Dati séduite et abandonnée

Publié le par Achille

Pas un mot. Sarko a superbement ignoré sa garde des Sceaux et ses déboires lors du conseil des ministres. Telle la Montespan, Rachida Dati compte les jours qui lui restent. Moins nombreux que les 543 signatures de la motion des magistrats en colère après l’affaire de Metz. Elle ne devrait pas survivre politiquement à son congé de maternité.

 Pourtant, l’élégante et intraitable ministre de la Justice est loin d’être la seule en cause dans la déconfiture de son administration. Elle a été nommée sur l’autel du marketing politique sarkozyen. Le petit Nicolas voyait en l’installation de Rachida Dati place Vendôme l’occasion d’une esbroufe aux multiples visages.

Dans sa stratégie papelarde de discrimination positive à l’américaine, Sarko pensait jouer, et gagner, sur tous les tableaux. Poussée par Cécilia, sa compagne de courses,  Rachida portait haut la pancarte de premier ministre issue de la « diversité ». C’était une femme. Belle. Jeune. Trop sans doute.

Pour satisfaire aux exigences d’un maroquin (sans mauvais jeu de mot) régalien comme la Justice, il faut plus que des dents qui rayent le parquet. Il faut du doigté et de l’expérience. L’un et l’autre font cruellement défaut à la Garde des Sceaux de champagne.

Ce que ne pouvait ignorer l’omniprésident. A qui en incombe l’entière faute. Il est bien inélégant et indigne de sa part de ne pas la soutenir dans le malheur. Mais la loi des sondages règne en maîtresse absolue et Sarko ne veut à aucun prix réduire sa reprise de souffle, si modeste soit-elle.

 Aujourd’hui les masques (de beauté) tombent à la Justice. Mais le masque de fer était là aux origines. Trois directeurs de cabinet morts au champ d’horreur en dix-huit mois. Pourtant, le dernier a avoir opté pour l’arrêt maladie, François Seners, était promis à un avenir dense puisqu’il devait assurer l’intérim de Rachida pendant son congé de maternité.

Mais devant l’ampleur du chantier laissé par la ministre face aux magistrats et après une réforme de la justice conduite dans la plus totale incohérence, Seners a préféré rejoindre l’éducation nationale. C’est tout dire.

 Aujourd’hui, avec aisance, chacun y va de son pronostic sur l’avenir de Rachida. D’aucun la voit à Bruxelles, en député européenne. Pas si facile. Ou reléguée à un sous- ministère. Encore moins évident.

Reste que la Halde (Haute autorité de lutte contre la discrimination) vient de mettre l’accent sur les futures mamans licenciées abusivement. Peut-être une piste à suivre pour la « patronne des procureurs ».

Achille pour www.detoxinfo.fr

Publié dans Politique

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