DU (TRES) MAUVAIS USAGE DU PLAN DE ROM’

Publié le par Achille

Empêtré dans l’affaire Bettencourt, affolé par un désamour des Français  rarement connu sous la Cinquième, l’hyper exécutif pensait faire un bon coup de com’ en tapant sur les Rom’.  A priori, une bonne affaire.  Ces « voleurs de poules », apparaissant peu concernés par les valeurs de la République, semblent généralement irriter la population, à droite comme à gauche (même si celle-ci ne le reconnait pas facilement en public).

Quand tout part en vrille, à l’Elysée, on revient vite chez maman, c’est-à-dire quand le locataire était premier flic de France et activait une stratégie sécuritaire. Cette dernière,  force est  de le reconnaître,  s’était avérée alors des plus payantes, en détournant au profit de l’UMP, une bonne partie de l’électorat frontiste.

Mais, dans la précipitation, les marquis de l’Elysée, pressés de tous côtés par leur boss, ont réussi un pitoyable tour de force consistant à transformer ce qui aurait pu être une action vaguement légitime, peu ou prou avalée gentiment par  le plus grand nombre, en un fiasco mémorable aux allures de pogrom.

Si l’attaque à la hache et à la barre de fer de la gendarmerie de Saint-Aignan (Loir-et-Cher), dans le but de venger la mort d’un jeune (ayant forcé un barrage), tué par un pandore, ne peut décemment être acceptée par les règles républicaines, les évacuations violentes de camps de gens du voyage qui s’en sont suivies ont des relents nauséabonds dont la triste mémoire n’a échappé à personne, à gauche comme à droite de l’échiquier. Quand on pense qu’il y a peu, les courtisans du Château traitaient les journalistes, enquêtant sur l’affaire Woerth-Bettencourt, de fascistes ….

Une fois de plus, l’Elysée se retrouve donc confronté à une bronca larvée de la part des parlementaires de sa majorité. Mauvaises vibrations.

 

DEVOIRS DE VACANCES

 

Les propos présidentiels sur la déchéance de la nationalité pour les agresseurs « d’origine étrangère » ont même fait réagir le Président (UMP) du Sénat, Gérard Larcher, ce dernier jugeant « hâtives » les mesures annoncées.

Des députés UMP se sont également élevés contre les propositions de Christian Estrosi, Ministre de l’Industrie, et fameux porte-coton présidentiel, selon lesquelles il serait bon de sanctionner les municipalités défaillantes en matière de sécurité. Parmi les outrés, on compte Yannick Favennec, député UMP de Mayenne  qui parle ici d’une « atteinte à la libre administration des communes ».

Dans l’attente des remous populaires de la rentrée incontournables avec, pêle-mêle, les actions contre la réforme des retraites et les aigreurs concernant un pouvoir d’achat mis à mal par la hausse vertigineuse, notamment du prix des produits céréaliers, le moins que l’on puisse dire, c’est que la note des devoirs de vacances de l’hyper exécutif est  : « peut difficilement plus mal faire ».

 

Achille

 

 

 

 

 

 

Publié dans Politique

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