« Nicolas Sarkozy, Le pouvoir et la peur ». Mais pas la peur du pouvoir !

Publié le par Achille

Publié chez Stock. En vente depuis le 1er septembre. Marie-Eve Malouines, journaliste à France Info.

Exercice, sans doute difficile, pour le Chef du service politique de la radio publique, de faire son enquête sur le moi profond de l’Hyper. Du coup, Marie-Eve Malouines, dans son analyse politico-freudienne, est ni pour ni contre, bien au contraire.

La peur serait le « système de gestion politique » du ptit père des Roms. Sa peur à Lui, nous apprend Marie-Eve, pas celle qu’Il engendre.

Nous pardonnerons à notre consoeur d’arriver maintenant avec ses poncifs, car elle a planché avant le fiasco sécuritaire de sa Muse.

Car, superbement original, « Sa peur vient de sa petite enfance quand Ses parents divorcent », explique la journaliste. Bigre, çà, c’est une exclusivité !

L’angoisse du Président, qui le tenaille depuis toujours, expliquerait donc … tout. Son goût prononcé pour la trahison, le bling-bling, l’art de la manipulation et du détournement électoral érigé en art nouveau (en tout cas à ce point-là…), de la communication hasardeuse et on en passe, tant la liste est aussi longue que tragi-comique.

On reste bouche bée lorsque qu’on nous délivre tout à trac que « le pouvoir, Il le veut pour être le premier, pour être le plus fort ». Ce qui est, bien sûr, très rare chez les Présidents de tous poils.

« Il n’ose pas déléguer, car il a peur d’être trahi ». Sans rire ? Il faut dire que la trahison, il connaît. Elle doit même bousculer « la peur » sur Son échelle de « système de gestion politique ».

 

PETIT NICOLAS OU AGNAN ?


Dans le même registre, il y a « la peur de l’abandon » qui taraude notre Petit Nicolas, ou serait-ce Agnan ? Les formules les plus communes dans Son discours seraient « je ne vous abandonnerai pas, je ne vous trahirai pas ».     « Pour Lui, c’est le summum de ce qui ne se fait pas ». Dont acte ... Mais, bizarre, Marie-Eve ne parle pas du Mensonge dans son document. Trop risqué, assurément.

Par ailleurs, « L’argent, ça (Le) rassure », explique l’enquêtrice. Parce que « ça empêche d’imaginer l’avenir avec des difficultés ». Bravo ! Elle réussit là où tout le monde avait échoué (sauf Liliane Bettencourt, mais c’est vrai que le Président et elle se connaissent très bien …). Bref, Marie-Eve Malouines débusque enfin celui qu’on croyait disparu à jamais : le Président du pouvoir d’achat.

Mais, fait unique en son genre : tout ceci est la faute du Père. Ce dernier, qui a abandonné sa petite famille, est « très jouisseur et très séduisant ». Ce sont, dit-on alors, « des traits de caractère qui reviennent chez son fils ». Tous les goûts sont dans la nature.

La journaliste, introduite dans le Saint des Saints, conclut par deux scénarii. Le premier, noir comme un boulet Bernot, veut que « tous les défauts qu’engendre cette peur, le côté autoritaire et qui s’isole de plus en plus à l’Elysée et n’entend plus personne, se renforce de plus en plus ». Visionnaire.

Le second, il faut bien qu’il y en ait un pour tout bon journaliste ne voulant pas tomber dans le « one side paper, pensée unique », voudrait qu’Il « se rende compte », de la béchamel dans laquelle Il s’est fourré. Qu’Il « ne gère pas bien ses ministres et son entourage » et alors « se met à l’écoute des gens ». Trompettes célestes:  il gagne alors en 2012 !

Comme le reconnaît Marie-Eve, histoire d’enfoncer le clou du professionnalisme qui est le sien, « je ne suis pas directrice de conscience politique ». Un peu de patience, ça va peut-être ne pas trop tarder.

Achille

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