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Politique

Samedi 22 novembre 2008

Décidément, les Etats-Unis inspirent le Parti Socialiste français. Les roses avaient soutenu Obama dès la première heure et se réclament de lui à tout de champ. Très tendance. Maintenant, l’élection du premier (e) secrétaire prend l’allure de la présidentielle américaine de 2000 où W. avait joué les prestidigitateurs renvoyant Al Gore à ses chères courbes d’évolution climatique.


42 voix. C’est l’écart qui sépare les deux candidates à la tête du PS et qui, en attendant le conseil national  du principal parti d’opposition la semaine prochaine, propulse Martine Aubry sur la première marche du podium. Réunion au sommet sera organisée uniquement pour tenter de calmer le jeu face à la bronca des royalistes et prôner, sans rigoler, le rassemblement.On sort les mouchoirs. De poche.


Les instances supérieures du parti vont jouer les juges de paix mais il ne devrait pas y avoir de coup de théâtre car Ségolène est loin d’avoir la majorité au sein de ce conseil.


« La démocratie n’a pas que des avantages, elle comporte aussi des risques », avance sans honte le premier secrétaire sortant, François Hollande.  Et dire qu’il est de gauche…


Un score aussi riquiqui ne peut manquer de laisser craindre des tripatouillages. Ce qui de toute façon aurait été le cas si Ségolène avait été la bénéficiaire de la quarantaine de voix d’avance.


Donc, le pire, à défaut de ne pas être certain, n’est jamais décevant. Le chaos ubuesque qui règne au sein de l’opposition va perdurer au gré d’une guerre de tranchées ou d’une guérilla aux escarmouches meurtrières pour l’unité nécessaire contre l’administration Sarkozy.


 Le PS va immanquablement se retrouver avec le trio de « candidats à la candidature » pour les présidentielles de  2012. Bis repetitae. 



La majorité se marre à s’en faire péter la rate. Même si  la cour sarkozyenne avait une petite préférence pour Ségolène. Le discours néo-libérale-démocrate d’icelle ne présente pas les qualités requises pour fédérer largement les aigreurs d’une nouvelle gauche.


D’autant plus que les contours de cette mouvance sont encore imprécis et que son rythme se cale sur celui d’un vélo de postier. Comme le disait il y a peu  Sarko à Hollande , « vous nous avez emmerdé avec Le Pen, on ne va pas se priver avec Besancenot ».


Avec Aubry, l’UMP ne va pas bouder son plaisir et la France n'a pas fini d’entendre parler des 35H00, censément cause de tous ses maux. La majorité va donc « travailler plus pour gagner plus » et faire oublier sa propre gestion depuis 2002.  De quoi pavoiser, comme chacun le sait.


Achille pour www.detoxinfos.fr

Par Achille
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Jeudi 20 novembre 2008
Pas un mot. Sarko a superbement ignoré sa garde des Sceaux et ses déboires lors du conseil des ministres. Telle la Montespan, Rachida Dati compte les jours qui lui restent. Moins nombreux que les 543 signatures de la motion des magistrats en colère après l’affaire de Metz. Elle ne devrait pas survivre politiquement à son congé de maternité.

 Pourtant, l’élégante et intraitable ministre de la Justice est loin d’être la seule en cause dans la déconfiture de son administration. Elle a été nommée sur l’autel du marketing politique sarkozyen. Le petit Nicolas voyait en l’installation de Rachida Dati place Vendôme l’occasion d’une esbroufe aux multiples visages.

Dans sa stratégie papelarde de discrimination positive à l’américaine, Sarko pensait jouer, et gagner, sur tous les tableaux. Poussée par Cécilia, sa compagne de courses,  Rachida portait haut la pancarte de premier ministre issue de la « diversité ». C’était une femme. Belle. Jeune. Trop sans doute.

Pour satisfaire aux exigences d’un maroquin (sans mauvais jeu de mot) régalien comme la Justice, il faut plus que des dents qui rayent le parquet. Il faut du doigté et de l’expérience. L’un et l’autre font cruellement défaut à la Garde des Sceaux de champagne.

Ce que ne pouvait ignorer l’omniprésident. A qui en incombe l’entière faute. Il est bien inélégant et indigne de sa part de ne pas la soutenir dans le malheur. Mais la loi des sondages règne en maîtresse absolue et Sarko ne veut à aucun prix réduire sa reprise de souffle, si modeste soit-elle.

 Aujourd’hui les masques (de beauté) tombent à la Justice. Mais le masque de fer était là aux origines. Trois directeurs de cabinet morts au champ d’horreur en dix-huit mois. Pourtant, le dernier a avoir opté pour l’arrêt maladie, François Seners, était promis à un avenir dense puisqu’il devait assurer l’intérim de Rachida pendant son congé de maternité.

Mais devant l’ampleur du chantier laissé par la ministre face aux magistrats et après une réforme de la justice conduite dans la plus totale incohérence, Seners a préféré rejoindre l’éducation nationale. C’est tout dire.

 Aujourd’hui, avec aisance, chacun y va de son pronostic sur l’avenir de Rachida. D’aucun la voit à Bruxelles, en député européenne. Pas si facile. Ou reléguée à un sous- ministère. Encore moins évident.

Reste que la Halde (Haute autorité de lutte contre la discrimination) vient de mettre l’accent sur les futures mamans licenciées abusivement. Peut-être une piste à suivre pour la « patronne des procureurs ».

Achille pour www.detoxinfo.fr
Par Achille
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Mardi 18 novembre 2008

C’est bien connu, le Parti Socialiste c’est le village d’Astérix. On se balance des bottes de paille en pleine poire ou des poissons plus ou moins frais. Le verbe est haut mais on finit toujours par le banquet ou la synthèse. Et il vaut mieux. Car sinon l’occupation romaine risque de durer aussi longtemps que les contributions ou, plus « mode », la récession.

D’autant que César, ou plutôt Néron, attise le feu de la zizanie. Quoi de mieux, en effet, pour Sarko que de voir Ségolène revenir en deuxième semaine. Adversaire vaincu une fois, il semble plus facile à circonscrire.  Voire.

Bonemine, l’ex-compagne du chef rose, est certainement la mieux placée à l’heure actuelle pour porter le fer en 2012 contre la droite. Ne serait-ce que parce que son plus grand tort aux yeux des anciens du village est de vouloir constituer un parti rassemblant le plus grand nombre. Il y a pire.

Ces avances au Modem sont plus préoccupantes, bien sûr. Mais qui pourra s’exonérer de l’aide de François Bayrou pour pouvoir prétendre à résilier le bail de l’actuel locataire de l’Elysée ?   

 En attendant, le vote pour le poste de Premier secrétaire du PS s’annonce des plus rudes après le ralliement de Bertrand Delanoë à sa rivale Martine Aubry. Une sorte de TSS, « tout sauf Ségo ».

Selon cette dernière, le Parti a "perdu le sens de l'honneur (...) lorsque les dirigeants disent quelque chose et font le contraire". Mais elle est « déterminée ».

"Notre responsabilité est immense", a déclaré, très lucide, le maire de Paris dans une lettre ouverte aux militants. Martine Aubry s'est déclaré toute "heureuse" de ce soutien.

Lors de la consultation des militants du 6 novembre sur les motions, les textes de Aubry (24,3%) et Delanoë (25,2%) avaient recueilli la moitié des suffrages à eux deux, celui de Ségolène 29%. Le jeune Benoît Hamon avait rassemblé 18,5% des suffrages.

Un temps énigmatique, le maire de Paris avait initialement pris ses distances avec la mère de Lille. Son annonce « surprise » change la donne mais il n’est guère certain que ses partisans le suivent comme un seul homme…

Ils doivent choisir d’ici vendredi 21 novembre.

 

Achille

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Mardi 18 novembre 2008
Par Achille
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Jeudi 13 novembre 2008
Par Achille
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Jeudi 6 novembre 2008
Il faudra sans doute penser à ériger une statut au petit malin qui a remis le "Grenelle" au goût du jour. On en a mesuré le côté fédérateur puisqu'il a suscité une belle "unité nationale" à l'Assemblée.  Le Grenelle de l'Environnement ayant récolté les votes conjugués de la majorité et de l'opposition socialiste, une grande première en Sarkoland. Ce que l'on savait moins c'est que le Grenelle est salvateur sur un plan économique.

Après l'Etat, vilipendé par l'univers libéral avant d'être appelé à la rescousse c'est au tour de la planète (souillée par les mêmes) d'être sollicitée en urgence.  

Surfant et s'accrochant sur la planche écolo, véritable radeau de la Méduse en pleine tempête économique, entre les écueils acérés de la récession et du pouvoir d'achat en chute libre, l'omniprésident assure qu'il  faut accélérer la "révolution environnementale" et "produire autrement". Comme la France ne produit quasiment plus rien cela ne devrait pas être trop difficile.

Les mesures du Grenelle sont une "réserve de croissance fantastique", a affirmé Sarko mais sans vrais chiffres à l'appui. 

La France, délestée de son industrie traditionnelle aux profits d'intérêts étrangers qui l'ont dépecée à qui mieux mieux, doit donc se concentrer désormais sur l'isolation des bâtiments anciens, un des grands volets des décisions du Grenelle.

Nathalie Kosciusko-Morizet, la ministre de l'Ecologie, attend de cette disposition la création de... 200.000 emplois dans le secteur du bâtiment. Avec l'emploi accru des ampoules à basse consommation d'énergie, le taux de chômage n'a qu'à bien se tenir.

En revanche pas un mot sur les plans de licenciement à l'arrache imposé par l'actionnaire. Ce dernier est vert, certes,  mais seulement de voir son dividende abandonner sa culture intensive.

Prudent, en matière de production d'énergie, Sarko estime que la France n'est pas tenue de choisir entre le nucléaire et les énergies renouvelables. Pratique.

Le président hybride veut lancer la France "à la fois" dans la construction d'un deuxième réacteur EPR et "en même temps" investir "dans le solaire, la biomasse", mais pas autant dans l'éolien parce que "c'est peut-être écologique sur la consommation, mais alors sur la vision, franchement!".

C'est vrai que pour être visionnaire, on se pose un peu là...

www.detoxinfo.fr
Par Achille
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Mercredi 5 novembre 2008
Alors que la crise financière suit son terrible bonhomme de chemin et que l'économie réelle apporte chaque jour des éléments d'inquiétude quand à un avenir trop proche, le gouvernement français peine à définir une stratégie politique cohérente sous couvert de "pragmatisme".

Bien malin est celui qui parvient à suivre le mouvement. Le candidat Sarko rejetait le recours à l'emploi aidé, soucieux d'alléger les charges de l'Etat. Le président les fait revenir en force dans le système social face au péril endémique qui infecte le marché du travail.

C'est une bonne chose mais qui arrive un peu tard alors que la situation n'avait pas attendu la faillite des banques pour se détériorer.

Notons au passage que le recours aux emplois aidés par l'Etat est en totale contradiction avec le " travailler plus pour gagner plus ", pierre angulaire de la proposition de société du locataire de l'Elysée. L'heure sup' ne peut dépasser l'évidence selon laquelle elle détruit de l'emploi.

Mais nous dit-on à longueur d'interview et de communiqués fournis par l'aréopage sarkozyen, le président est " pragmatique ".

Pragmatique paquet fiscal qui à ce jour n'a pas créé la moindre parcelle de croissance (au contraire) en creusant les inégalités en matière de pouvoir d'achat.

Pragmatique destruction de la Sécu, des retraites en lieu et place d'une réforme inévitables tout autant que le serait la mise en place d'une réelle concertation pour y parvenir.

Pragmatique déblocage de garanties et de fonds abyssaux pour venir en aide à un système bancaire dont nous pensions que les bénéfices indécents qu'il dégageait jusqu'ici le mettait à l'abri des coups de vent.

Aujourd'hui dans une lisibilité relative qui confine à la poudre aux yeux, voilà l'exécutif qui part en guerre contre l'immoralité des marchés, des financiers ou des patrons surpayés. On chercherait presque partout les paroles de l'Internationale. Frottons-nous et pinçons-nous les yeux car le réveil va être douloureux.

Vous avez aimé 2008, son inflation, son krach, son aggravation du chômage et sa chute du pouvoir d'achat. Vous allez adorer 2009 et sa récession.

Detoxinfo.fr
Par Achille
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Jeudi 30 octobre 2008
L'UMP avait déjà levé une belle bronca en tentant de contraindre la publique Agence France Presse (voir detoxinfo du 9 mai) de reprendre sans broncher tous leurs communiqués. Peu connus pour leur amour de l'échec, les habitants de l'Elysée remettent le couvert et proposent à présent une émission pédagogique diffusée "idéalement" sur le service public destinée à "expliquer" les réformes gouvernementales au bon peuple français.

Il faut dire que la "réforme" touche de plein fouet la dite télé publique, qui se retrouvera bientôt privée de recettes publicitaires et son président désormais nommé par le président de la République (après "avis" du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel). Une remise au pas sans ambiguïté. Tant qu'on y est, il est inutile de se gêner. Retour à la propagande oui, mais décomplexée.

Jusqu'ici discret, Thierry Saussez patron de la communication gouvernementale avait été appelé auprès de Sarko pour éviter que la vague de couacs qui signe la politique actuelle ne prenne trop d'ampleur. Avec des résultats plus que mitigés. Bâtir une communication cohérente et parler d'une seule voix devient jour après jour plus urgent. Sarko se retrouve toujours obligé de mettre lui-même la main à la pâte. Ce qu'il vient de le faire en rencontrant les juges mécontents en lieu et place de la très bancale garde des Sceaux.


Saussez a donc indiqué qu'il  "réfléchissait à une émission gouvernementale à la télévision", qui pourrait être "idéalement" diffusée sur une chaîne de service public, pour expliquer les réformes. Mais "tout est ouvert" de même que le format. Dans un premier temps, il a été évoqué que la chaîne "Public Sénat" accueille la bonne parole sur un format assez long voire indigeste. Il ne serait plus question que d'une petite intervention de quelques minutes. Il ne faut pas lasser.

A côté de "la bouilloire médiatique" qui n'a "pas le temps d'ancrer un message (...) je suis là pour ancrer les messages, les réformes, les mesures dans la durée", explique Monsieur Sarko com'.

Et de poursuivre : "si les Français ont des questions sur le service public, sur les politiques publiques, sur les mesures ou sur les réformes, qui sont mises en oeuvre, on doit mettre en oeuvre des moyens qui soient adaptés à la situation de crise".

Reste à savoir si le "show" télé gouvernemental apportera les réponses qu'ils attendent en matière d'évolution du pouvoir d'achat, de l'emploi, des retraites ou encore de la Sécurité Sociale bref de toutes ces petites choses qui sont un peu bousculées dans le vaste chantier des "réformes" qui jusqu'à présent s'est montré plus efficace à consolider l'édifice bancaire qu'à préserver notre système social.

www.detoxinfo.fr
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Vendredi 24 octobre 2008
C'est une marrante la garde des Sceaux de champagne. Contrairement aux craintes, Rachida Dati a bel et bien été mercredi rendre visite à la promotion 2007 de l'Ecole nationale de la magistrature de Bordeaux. Devant une assemblée morose et remontée contre la politique de la ministre de la Justice, l'élégant personnage en a appelé au sens de l'humour, trait caractéristique premier de la locataire de la place Vendôme.

Les journalistes, eux, ont juste eu droit à une mini conférence de presse mais n'ont pu assister aux échanges entre les pros du barreau.

Dommage parce que cela ne manquait pas de sel. "Ce n'est pas la peine d'être triste, on peut avoir de l'humour", a sorti la ministre face aux futurs magistrats médusés. C'est vrai qu'on se gondole dans les lattes de parquet.

Ce que des membres de la promotion n'ont pas manqué de lui rappeler. Comme l'impertinent qui a souligné que les audiences devant mineurs doivent se dérouler en présence d'un greffier sous peine d'être caduques. Pas de bol, il n'y a jamais de greffier : leurs rangs sont clairsemés, contraction des budgets oblige.

Un détail, certes, mais une vrai opposition à la loi. Même si la ministre s'en est défendue sur toute la ligne. "Si il s'agit d'être en opposition à la loi, cela la Garde des Sceaux ne peut le faire", a martelé Rachida. Sous entendu les juges, eux, sont souvent hors la loi notamment lorsqu'il s'agit des peines planchers et qu'un magistrat rechigne à donner six mois pour un vol de téléphone mobile...

Mais baste, la ministre était en grande forme. Elle avait, le matin même, évité de justesse la grève prévue le 13 novembre par les personnels pénitentiaires en leur promettant monts et merveilles en matière d'effectifs. Avec la bénédiction de Matignon qui veut à tout prix un tsunami généralisé dans les centrales alors qu'on s'y suicide à tour de bras.

detoxinfo.fr à Bordeaux

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Par Achille
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Jeudi 23 octobre 2008
par Achille

Alors que la cote de popularité de Sarko reprend momentanément des couleurs avec le traitement de la France et de la crise bancaire, il n'en va pas de même pour certains membres de l'exécutif. Christine Boutin, ministre du Logement et Rachida Dati, garde des Sceaux, ont en effet connu des jours meilleurs. La première se fait retoquer par une belle unité sénatoriale une partie de ses projets "sociaux" pour le logement tandis que la seconde ne sait plus quoi inventer pour fuir magistrats et personnels pénitentiaires qui veulent lui faire la peau.

Ils étaient venus, ils étaient tous là. Contre Boutin. Les sénateurs socialistes, bien entendu,  mais aussi les centristes et nombre d'UMP ont  refusé de modifier la loi SRU (solidarité et au renouvellement urbain) présentée par la ministre du Logement et de la Ville.

Par un raz de marée de 314 voix contre 21, les sénateurs ont rejeté en première lecture l'article 17 du projet de loi sur le logement qui visait à intégrer les logements en accession sociale à la propriété dans le quota de 20% de logements locatifs sociaux. Pas question de dédouaner un peu plus les maires de leurs obligations vis-à-vis des mal logés et des populations les plus défavorisées. Surtout en période de deuil national avec la perte de sœur Emmanuelle...

La loi SRU oblige les communes de plus de 3.500 habitants à disposer de 20% de logements sociaux. Ce que très peu d'édiles suivent à la lettre compte tenu des difficultés de financements des chantiers et des inconvénients en terme "d'image" pour les communes.

"Je suis pas du tout en colère" après le rejet du Sénat, assure Boutin. Ce fut un "débat serein, respectueux". Surtout pas un désaveu général en pleine crise financière et alors que les crédits se contractent comme des peaux de chagrin.

Boutin devrait toutefois survivre politiquement à la crise. Mais cela ne sera sans doute pas le cas de la ministre de la Justice. Désormais, l'élégante Rachida n'organise plus ses défilés de mode que pour elle-même et pour le cercle de plus en plus restreint de ses admirateurs.

Après les suicides pénitentiaires à répétition, les personnels clament désormais officiellement leur colère face aux fins de non recevoir et au mépris de leurs revendications en terme d'effectifs et de conditions de travail dans des centres pleins à craquer et au bord de la mutinerie permanente.

Les magistrats s'enflamment face aux menées de la ministre contre leur indépendance. "C'est une mission sinistrée et la ministre nous fuie, elle n'a même plus le courage de nous rencontrer", s'indigne un juge syndiqué à l'USM (Union syndicale de la magistrature, majoritaire).

Rachida Dati fait recevoir les syndicats par son directeur de cabinet, n'osant même plus affronter ceux sur lesquels elle affirmait une autorité de fer il y a peu de temps encore. Il faut dire qu'il sont méchamment remontés après les enquêtes diligentées par la chancellerie après les suicides en prison, estimant que la place Vendôme veut leur faire porter le chapeau à sa place.

La Garde des Sceaux de champagne ne s'est pas rendu au congrès de l'USM, le 10 octobre, ce qui ne s'était encore jamais vu. L'agenda de la ministre est un vrai kaléidoscope. Un coup j'te vois, un coup j'te vois pas. Bien sûr quand on appelle son cabinet, Rachida assure tous ses rendez vous, puis disparaît invariablement dans des méandres "diplomatiques".

Mercredi 22 octobre, elle est venue un petit coucou à la promotion 2007 de l'Ecole nationale de la magistrature (ENM)  de Bordeaux.  Cette fois elle est apparue.. A défaut de se transformer une nouvelle fois en Arlésienne elle a exhorté les futurs juges à avoir....le sens de l'humour.

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Par Achille
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