Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
detoxinfo
Alors que les préfectures doivent procéder à des « régularisations » de dossiers d’ici la fin du mois, les inspecteurs du
Travail ne veulent pas être « la police des sans-papiers ». Des syndiqués pointent du doigt les « opérations conjointes et coordonnées » avec les forces de l’ordre dans
lesquelles les inspecteurs du travail sont noyés dans des myriades de tuniques bleues. Ces opérations, pour eux, n’ont d’autre but, que de « remplir les charters ». Pour atteindre les
25.000 expulsions par an, il ne faut pas chômer CQFD…
detoxinfo.fr
Selon le quotidien économique La Tribune, le gouvernement planche sur un projet de loi destiné à contraindre les seniors à continuer à blanchir encore et encore sous le harnois. La semaine passée, on apprenait déjà que la disposition qui permet au plus de 57 ans d’arrêter d’enrichir la Poste en envoyant des CV sans espoirs va passer aux oubliettes.
Maintenant, plus fort, plus vite, plus haut, le gouvernement Fillon (le père des « nouvelles » retraites cf : detoxinfo du 27 février) ne s’interdit plus rien en matière de couleuvres. Sous couvert de favoriser l’emploi des anciens en pénalisant les entreprises qui renâclent à accueillir ou conserver (ce qui serait extraordinaire !) des têtes blanches ou en imposant des quotas, il y a gros à parier que se cachent sournoisement des mesures genre : radiations des Assedics et/ou de restrictions des conditions d’accès à la retraite.
Detoxinfo.fr tient ici tous les paris ! D’autant que le ministre du Travail, Xavier Bertrand doit recevoir les partenaires sociaux à partir du lundi 28 avril. Pour discuter…des retraites.
detoxinfo.fr
Les sans-papiers du centre de rétention de Vincennes (Seine et Marne) se sont vus privés de literies propres. Selon le Canard Enchaîné, pendant plusieurs mois de 2007, les pensionnaires du centre ont du se contenter de couvertures fort malodorantes contrairement au cahier des charges de la préfecture qui veut que « les couvertures sont à nettoyer après chaque départ définitif d’un sortant ».
Mais dans le cadre des partenariats « public-privé », la gestion du centre de Vincennes est passée dans le privé, précisément. Elle confiée depuis le 1er janvier 2007 à Gepsa, filiale d’Elyo (groupe Suez). Cela concerne « l’accueil et les prestations hôtelières », indique le Canard. Avec une petite dégradation des dites prestations. Un nouveau chef de service a, en effet, décidé que le nettoyage des couvertures ne se ferait plus que tous les deux mois. Selon Gepsa, le méticuleux a été licencié pour « insubordination » et « faute grave ». Le Canard nous apprend que Gepsa avait, auparavant, « mal lu le cahier des charges ».
detoxinfo.fr
Relevé par un correspondant detoxinfo.fr dans un bureau de l'ANPE :
Description du poste : VOUS INTERVIENDREZ SUR UN CHANTIER D'INSERTION SE SITUANT A MI TEMPS SUR MONTREAL ET A MI TEMPS SUR CASTELNAUDARY. LE DEPART SE FAIT DE CARCASSONNE EN
MINI BUS. VOUS ASSISTEREZ UN PUBLIC EN INSERTION SUR DES CHANTIERS GROS OEUVRE ET SECOND OEUVRE.
Numéro de l'offre : 147497R
Code Métier ROME : 22211
Intitulé du poste : FORMATEUR/FORMATRICE TECHNIQUE ;
Type et nature du contrat : CONTRAT A DUREE DETERMINEE DE 2 MOIS.
PS : il s’agit, bien entendu
de Montréal d’Aude (11). Heureusement, car même la réforme sur les Assedics qui obligera les demandeurs d’emploi à accepter un boulot à 200 bornes de chez eux aurait été impuissante en cas de
refus…
Païs / detoxinfo.fr
A peine arrivé et déjà au boulot. Le nouveau délégué interministériel à la communication, Thierry Saussez, a du pain sur la planche : un nouveau pataquès sous la forme d’une refonte des allocations familiales qui devrait faire perdre à ses bénéficiaires la bagatelle de 600 euros par enfant.
Parue dans Le Monde, l’information a été, dans un premier temps comme d’habitude, démentie par le gouvernement. En l’espèce par son nouveau porte-parole, Luc Chatel. Mais ce démenti aura tenu encore moins longtemps que ceux effectués sur (pêle-mêle) l’envoi des forces armées françaises en Afghanistan, la carte famille nombreuse, le plan de rigueur ou bien encore les sectes. La liste est si longue qu’ on s’en lasserait presque (cf : detoxinfo des 15, 12, 11, 10 avril 2008, ect..).
En moins de deux, Fillon a démenti le démenti, laissant entendre que Chatel s’est emmêlé les pinceaux (comme souvent cf : detoxinfo du 2 mars 2008). Bel exemple de solidarité gouvernementale. Histoire, sûrement, de faire plaisir à Sarko très soucieux de « loyauté » à l’intérieur de son équipe. C’est vrai qu’il sait de quoi il parle.
Une béchamel infernale alors que Le Monde ne fait (et il fallait le faire !) que mettre un coup de projecteur sur un projet de décret tellement discret qu’il était passé inaperçu. Le texte fort précis « prévoyait » que désormais « l’âge à partir duquel les enfants ouvrent droit aux allocations familiales est fixé à quatorze ans ». Auparavant les alloc’ pointaient leur nez à partir du onzième anniversaire du gamin.
Ce petit tour de passe-passe est tellement « hypothétique » qu’il entrera en vigueur le 1er mai et concerne 4,5 millions de familles. Il doit permettre à l’Etat l’économie de 138 millions d’euros. Le montant de l’aide versée pendant les sept années d’adolescence chutent à 2.890 euros contre 3.475 euros auparavant.
Saussez va devoir montrer comment il désamorce les bombes gouvernementales. Et les reculades sociales face à une opinion publique écorchée vive.
detoxinfo.fr
detoxinfo.fr
Ce contrat baptisé «de garantie de permanence de prestation », doté de cette « prime » de mille euros remboursable par le bénéficiaire en cas de non respect de ses engagements, avait été qualifié de « rachat du droit de grève » par la CFDT-Transport.
La décision du tribunal prise en première instance peut-être contestée en appel. La direction poursuivra-t-elle ce douteux combat?
detoxinfo.frLa sarkozye aura-t-elle réussi a détruire toute la structure sociale française d’ici 2012? Ne nous y trompons pas, tout est mis en œuvre, systématiquement, pour y parvenir. Seul souci du gouvernement : trouver des solutions de communication pour faire passer la pilule. En évitant à tout prix de réitérer la pantomime-reculade de la carte Famille nombreuse (cf : detoxinfo du 12 avril 2008)…
La pétition de Bruno-Pascal Chevalier, malade du sida qui refuse les soins depuis sept mois afin de protester contre la franchise médicale imposée par le gouvernement de Sarko a recueilli plus de 170.000 signatures. Mais c’est très loin d’être suffisant.
Déjà en service, la mesure, qui oblige désormais tout assuré social à s’acquitter de cinquante centimes d’euros par boite de médicaments, de deux euros par transport médical, et d’un forfait de un euro par acte médical est d’une injustice digne de Margaret Thatcher et vise à sacrifier sans état d’âme des pans entiers de population « non productive ».
Cette réforme du système de santé ajoutée à celle, à marche forcée, des retraites ou, dans une moindre mesure, la tentative de la suppression de la carte Famille sont autant de preuves irréfutables de la stratégie de destruction du corps social. Nul ne doute de la nécessité d’une refonte des financements des grandes caisses publiques mais chacun s’étonnera de l’incroyable manque de concertation qui caractérise les décisions de l’exécutif dans ce domaine.
Depuis janvier 2008, la franchise médicale revient à faire « payer plus » les assurés les plus malades, les plus démunis, les plus vieux (qui ont pourtant cotisé des années durant). Autant les tuer tout de suite…les économies seraient plus rapides.
Les travailleurs sociaux laissés sans budget ou presque
Mais le projet « social » sarkozyen est loin d’avoir aujourd’hui touché ses limites. Dernières attaques en règle : la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot envisage le désengagement de la Sécu du remboursement de certains secteurs comme l’optique ou le dentaire. Grand pas vers l’installation irréversible d’une santé à deux vitesses : les remboursements seraient transférés sur les mutuelles. Ces dernières, déjà très coûteuses, seront ainsi irrémédiablement inabordables.
Et ce n’est pas fini : selon le très libéral quotidien « Les Echos », le gouvernement Fillon prévoit des « sanctions » contre ceux qui s’installent « trop durablement » dans le chômage. Sans commentaire.
La quasi-totalité de l’aide sociale en France voit son budget se réduire comme peau de chagrin. Interrogée par detoxinfo.fr, une travailleuse sociale spécialisée dans l’aide aux parents en difficultés se dit « incapable de définir ses moyens d’interventions pour 2008 »
Mais nous rendons-nous vraiment compte du danger ? Le collectif national contre les franchises médicales n’a pas réuni, samedi 12 avril, que trop peu de citoyens dans son action. C’est triste. Suicidaire. Réveillons-nous !
Achille / detoxinfo.fr
Avec les magiciens, il faut savoir quelle main regarder. Certes, La défiscalisation des heures sup’, mesure phare de Sarko en matière de relance pouvoir d’achat contenu dans la très ambitieuse loi TEPA (travail, emploi et pouvoir d’achat, aoît 2007), coûte plus cher à l’Etat que ce qu’elle rapporte. Au total, l’Etat dépensera 4,1 milliards d’euros pour permettre un gain supplémentaire de 3,78 milliards d’euros à une partie (seulement !) des salariés français, selon les calculs de la Commission des finances de l’Assemblée nationale. Soit un delta de 320 millions d’euros : une broutille !
Par ailleurs, selon l’Acoss (Agence centrale des organismes de sécurité sociale) ce ne sont pas 900 millions d’heures supplémentaires qui auront été effectuées sur un an, comme l’affirmait l’été dernier le gouvernement, mais de 600 à 670 millions. On est loin du succès clamé à Matignon ou à l’Elysée.
contradictoire
La ministre de l’Economie, la cycliste Lagarde, rétorque avec « ses » propres chiffres : le volume d’heures sup’ déclaré dans les entreprises de plus de 10 salariés a augmenté de 28% au dernier trimestre 2007 par rapport à la même période de 2006. Eléments mis en doute par le président de la Commission des Finances, Didier Migaud : « il ne s’agit pas de l’affirmer mais de le prouver ! », a-t-il dit, appelant à un débat contradictoire à ce sujet.
Mais, en y regardant de plus près, on comprend l’attachement du gouvernement à promouvoir les heures sup’. Pas tant parce qu’elles permettraient de relancer la consommation à certaines conditions (non réunies hélas…) mais surtout car elles portent un méchant coup à la réduction du temps de travail. Ce que veulent coûte que coûte les Sarkopains du Medef. Ces philanthropes cherchent sûrement à améliorer le bien-être collectif mais, surtout pas, la capacité bénéficiaire des entreprises ainsi que, par voie de conséquence, la distribution des dividendes aux actionnaires…
Reste que les heures supplémentaires ne profitent qu’à une partie privilégiée des salariés : celle qui officie dans des secteurs où les carnets de commandes sont pleins. Et ces derniers sont rares. Par ailleurs, les cadres, par essence, n’en bénéficient pas. Enfin, tout cela aura au moins le mérite de prouver que les heures sup’ sont très chères. A défaut d’autre chose.
Achille /detoxinfo.fr
| Juillet 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||||||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | ||||
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | ||||
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | ||||
| 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | ||||||
|
||||||||||