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Mardi 16 décembre 2008
Par Achille - Publié dans : monde - Communauté : Communauté de l'opposition
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Samedi 22 novembre 2008

Décidément, les Etats-Unis inspirent le Parti Socialiste français. Les roses avaient soutenu Obama dès la première heure et se réclament de lui à tout de champ. Très tendance. Maintenant, l’élection du premier (e) secrétaire prend l’allure de la présidentielle américaine de 2000 où W. avait joué les prestidigitateurs renvoyant Al Gore à ses chères courbes d’évolution climatique.


42 voix. C’est l’écart qui sépare les deux candidates à la tête du PS et qui, en attendant le conseil national  du principal parti d’opposition la semaine prochaine, propulse Martine Aubry sur la première marche du podium. Réunion au sommet sera organisée uniquement pour tenter de calmer le jeu face à la bronca des royalistes et prôner, sans rigoler, le rassemblement.On sort les mouchoirs. De poche.


Les instances supérieures du parti vont jouer les juges de paix mais il ne devrait pas y avoir de coup de théâtre car Ségolène est loin d’avoir la majorité au sein de ce conseil.


« La démocratie n’a pas que des avantages, elle comporte aussi des risques », avance sans honte le premier secrétaire sortant, François Hollande.  Et dire qu’il est de gauche…


Un score aussi riquiqui ne peut manquer de laisser craindre des tripatouillages. Ce qui de toute façon aurait été le cas si Ségolène avait été la bénéficiaire de la quarantaine de voix d’avance.


Donc, le pire, à défaut de ne pas être certain, n’est jamais décevant. Le chaos ubuesque qui règne au sein de l’opposition va perdurer au gré d’une guerre de tranchées ou d’une guérilla aux escarmouches meurtrières pour l’unité nécessaire contre l’administration Sarkozy.


 Le PS va immanquablement se retrouver avec le trio de « candidats à la candidature » pour les présidentielles de  2012. Bis repetitae. 



La majorité se marre à s’en faire péter la rate. Même si  la cour sarkozyenne avait une petite préférence pour Ségolène. Le discours néo-libérale-démocrate d’icelle ne présente pas les qualités requises pour fédérer largement les aigreurs d’une nouvelle gauche.


D’autant plus que les contours de cette mouvance sont encore imprécis et que son rythme se cale sur celui d’un vélo de postier. Comme le disait il y a peu  Sarko à Hollande , « vous nous avez emmerdé avec Le Pen, on ne va pas se priver avec Besancenot ».


Avec Aubry, l’UMP ne va pas bouder son plaisir et la France n'a pas fini d’entendre parler des 35H00, censément cause de tous ses maux. La majorité va donc « travailler plus pour gagner plus » et faire oublier sa propre gestion depuis 2002.  De quoi pavoiser, comme chacun le sait.


Achille pour www.detoxinfos.fr

Par Achille - Publié dans : Politique - Communauté : Communauté de l'opposition
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Jeudi 20 novembre 2008
Pas un mot. Sarko a superbement ignoré sa garde des Sceaux et ses déboires lors du conseil des ministres. Telle la Montespan, Rachida Dati compte les jours qui lui restent. Moins nombreux que les 543 signatures de la motion des magistrats en colère après l’affaire de Metz. Elle ne devrait pas survivre politiquement à son congé de maternité.

 Pourtant, l’élégante et intraitable ministre de la Justice est loin d’être la seule en cause dans la déconfiture de son administration. Elle a été nommée sur l’autel du marketing politique sarkozyen. Le petit Nicolas voyait en l’installation de Rachida Dati place Vendôme l’occasion d’une esbroufe aux multiples visages.

Dans sa stratégie papelarde de discrimination positive à l’américaine, Sarko pensait jouer, et gagner, sur tous les tableaux. Poussée par Cécilia, sa compagne de courses,  Rachida portait haut la pancarte de premier ministre issue de la « diversité ». C’était une femme. Belle. Jeune. Trop sans doute.

Pour satisfaire aux exigences d’un maroquin (sans mauvais jeu de mot) régalien comme la Justice, il faut plus que des dents qui rayent le parquet. Il faut du doigté et de l’expérience. L’un et l’autre font cruellement défaut à la Garde des Sceaux de champagne.

Ce que ne pouvait ignorer l’omniprésident. A qui en incombe l’entière faute. Il est bien inélégant et indigne de sa part de ne pas la soutenir dans le malheur. Mais la loi des sondages règne en maîtresse absolue et Sarko ne veut à aucun prix réduire sa reprise de souffle, si modeste soit-elle.

 Aujourd’hui les masques (de beauté) tombent à la Justice. Mais le masque de fer était là aux origines. Trois directeurs de cabinet morts au champ d’horreur en dix-huit mois. Pourtant, le dernier a avoir opté pour l’arrêt maladie, François Seners, était promis à un avenir dense puisqu’il devait assurer l’intérim de Rachida pendant son congé de maternité.

Mais devant l’ampleur du chantier laissé par la ministre face aux magistrats et après une réforme de la justice conduite dans la plus totale incohérence, Seners a préféré rejoindre l’éducation nationale. C’est tout dire.

 Aujourd’hui, avec aisance, chacun y va de son pronostic sur l’avenir de Rachida. D’aucun la voit à Bruxelles, en député européenne. Pas si facile. Ou reléguée à un sous- ministère. Encore moins évident.

Reste que la Halde (Haute autorité de lutte contre la discrimination) vient de mettre l’accent sur les futures mamans licenciées abusivement. Peut-être une piste à suivre pour la « patronne des procureurs ».

Achille pour www.detoxinfo.fr
Par Achille - Publié dans : Politique - Communauté : Communauté de l'opposition
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Mercredi 19 novembre 2008
Par Achille - Publié dans : monde - Communauté : Communauté de l'opposition
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Mardi 18 novembre 2008

C’est bien connu, le Parti Socialiste c’est le village d’Astérix. On se balance des bottes de paille en pleine poire ou des poissons plus ou moins frais. Le verbe est haut mais on finit toujours par le banquet ou la synthèse. Et il vaut mieux. Car sinon l’occupation romaine risque de durer aussi longtemps que les contributions ou, plus « mode », la récession.

D’autant que César, ou plutôt Néron, attise le feu de la zizanie. Quoi de mieux, en effet, pour Sarko que de voir Ségolène revenir en deuxième semaine. Adversaire vaincu une fois, il semble plus facile à circonscrire.  Voire.

Bonemine, l’ex-compagne du chef rose, est certainement la mieux placée à l’heure actuelle pour porter le fer en 2012 contre la droite. Ne serait-ce que parce que son plus grand tort aux yeux des anciens du village est de vouloir constituer un parti rassemblant le plus grand nombre. Il y a pire.

Ces avances au Modem sont plus préoccupantes, bien sûr. Mais qui pourra s’exonérer de l’aide de François Bayrou pour pouvoir prétendre à résilier le bail de l’actuel locataire de l’Elysée ?   

 En attendant, le vote pour le poste de Premier secrétaire du PS s’annonce des plus rudes après le ralliement de Bertrand Delanoë à sa rivale Martine Aubry. Une sorte de TSS, « tout sauf Ségo ».

Selon cette dernière, le Parti a "perdu le sens de l'honneur (...) lorsque les dirigeants disent quelque chose et font le contraire". Mais elle est « déterminée ».

"Notre responsabilité est immense", a déclaré, très lucide, le maire de Paris dans une lettre ouverte aux militants. Martine Aubry s'est déclaré toute "heureuse" de ce soutien.

Lors de la consultation des militants du 6 novembre sur les motions, les textes de Aubry (24,3%) et Delanoë (25,2%) avaient recueilli la moitié des suffrages à eux deux, celui de Ségolène 29%. Le jeune Benoît Hamon avait rassemblé 18,5% des suffrages.

Un temps énigmatique, le maire de Paris avait initialement pris ses distances avec la mère de Lille. Son annonce « surprise » change la donne mais il n’est guère certain que ses partisans le suivent comme un seul homme…

Ils doivent choisir d’ici vendredi 21 novembre.

 

Achille

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Mardi 18 novembre 2008
Par Achille - Publié dans : Politique - Communauté : Communauté de l'opposition
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Vendredi 14 novembre 2008

Après l’explosion médiatique qui les a clouées au pilori, banques et établissements financiers doivent non seulement écoper afin d’éviter la perdition mais aussi redorer leur blason par des campagnes de publicité plus ou moins bien venues.

Plus significatif, les pratiques d’incitations à la prise de crédits acrobatiques, pourtant désormais clairement identifiées parmi les principales causes du trouble, croissent et embellissent.

« Aujourd’hui, on nous demande bien plus de vendre du crédit à tout prix qu’autre chose », explique un chef de rayon electro-ménager d’une chaîne d’ameublement présente dans toute la France. Il précise que le taux effectif global (NDLR : TEG, soit le taux net payé par l’emprunteur) est de…20,6% soit pour 100 cent euros emprunté le paiement de 20,6 euros d’intérêt.

« On sait que les gens ont un maximum de chances de ne pas s’en sortir au final, mais ils sont adultes et nous c’est notre boulot », analyse avec aplomb un de ses collègues d’une enseigne concurrente. Il reconnaît que, malgré la mauvaise passe traversée par le secteur du crédit, « il n’y a pas vraiment eu de resserrement des conditions d’obtention de crédit ».

Foin des risques désormais connus au niveau planétaire car décortiqués au JT de TF1 (c’est dire qu’il est impossible d’être passé à côté même dans les coins les plus reculés de notre désertique campagne française) vendre du crédit pourri est primordial pour toute la chaîne des intermédiaires tant les marges sont juteuses.

D’ailleurs, si vous avez les nerfs assez solides pour vous taper plusieurs tunnels publicitaires des grandes chaînes de télé (privées car bientôt les publiques feront tintin) vous aurez le plaisir d’apprendre qu’on se bouscule toujours pour vous avancer de quoi boucler vos fins de mois grâce aux merveilleux crédits « revolving ». Ceux-ci, comme leur nom ne l’indique pas forcément pour ceux qui n’entendent pas la langue de Shakespeare sont…sans fin.

Afin de montrer patte blanche face aux tartufferies politiques, les banques de l’autre main affichent à longueur de spots leurs ambitions d’accompagner les PME dans leur développement assurant que c’est certainement pas elles qui songeraient à couper les vivres à l’artisan créateur au moment de payer les salaires.

Reste que les chambres de commerce et d’industrie croulent sous les plaintes faisant état d’assèchement de crédits pourtant octroyés depuis des lustres. Mais que les petits patrons se rassurent, il leur restera toujours la possibilité de contracter des crédits à la consommation car là les banques sont visiblement moins regardantes…

Par Achille - Publié dans : economie - Communauté : Communauté de l'opposition
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Jeudi 13 novembre 2008
Par Achille - Publié dans : Politique - Communauté : Communauté de l'opposition
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Mercredi 12 novembre 2008
Par Achille - Publié dans : sociologie - Communauté : Communauté de l'opposition
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Samedi 8 novembre 2008
Alors que le déséquilibre économique et le spectre de la récession conduisent le gouvernement à suggérer (dans un premier temps, imposer dans un second) un rallongement de la vie au travail, une étude de l'Insee relève que les Français se sentent plus heureux entre 65 et 70 ans qu'à la quarantaine.

Dans son "portait social" annuel de la France 2007, l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a cherché à évaluer comment le sentiment de bonheur des 63,8 millions de Français (chiffre au 1er janvier 2008) évoluait au cours d'une vie de plus en plus longue (77,5 ans pour les hommes et 84,4 ans pour les femmes).

Résultats des courses : le sentiment de bien-être décroît jusqu'à la quarantaine avant de "connaître son apogée entre 65 et 70 ans", puis de décliner au-delà de 70 ans. Les conclusions de l'Insee  s'appuient sur les réponses à une question posée depuis 1975 dans les enquêtes d'opinion Eurobaromètres : "dans l'ensemble, êtes-vous satisfaits de la vie que vous menez ?". Vaste question qui prend une signification particulière par les temps qui courent...

Selon l'auteur de l'étude, Vincent Marcus, le "pic" de bonheur entre 65 et 70 ans pourrait s'expliquer par le fait qu'"à partir de 60 ans, on a révisé ses attentes, acquis de l'expérience et de la sagesse". Pour le moment seulement. Parce que le jour de la "quille" risque d'être repoussé sine die dans les années qui viennent.

Aux dernières nouvelles, la croissance prévue pour 2009 ne serait plus de 1% mais "comprise entre 0,2% et 0,5%". Annoncée en novembre, cette révision laisse craindre que la récession ne va pas être piquée des hannetons en 2009. La panacée qui se concocte à Matignon pour parvenir à un semblant d'équilibre des caisses de retraites passe inexorablement par une volonté de maintien sous le harnois d'un maximum de têtes blanches le plus longtemps possibles. Tout est ouvert.

"La courbe du bonheur n'est pas la courbe du revenu" qui, lui, est à son maximum vers 45 ans, estime néanmoins Vincent Marcus. L'argent ne fait pas le bonheur certes...

Très réaliste, l'Insee écrit que  "la puissance publique peut créer ou assurer les conditions du bonheur". Sauf, peut-être pour les banquiers...

Achille pour detoxinfo.fr
Par Achille - Publié dans : sociologie - Communauté : Communauté de l'opposition
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