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detoxinfo
Décidément, les Etats-Unis inspirent le Parti Socialiste français. Les roses avaient soutenu Obama dès la première heure et se réclament de lui à tout de champ. Très tendance. Maintenant, l’élection du premier (e) secrétaire prend l’allure de la présidentielle américaine de 2000 où W. avait joué les prestidigitateurs renvoyant Al Gore à ses chères courbes d’évolution climatique.
42 voix. C’est l’écart qui sépare les deux candidates à la tête du PS et qui, en attendant le conseil national du principal parti d’opposition la semaine prochaine, propulse
Martine Aubry sur la première marche du podium. Réunion au sommet sera organisée uniquement pour tenter de calmer le jeu face à la bronca des royalistes et prôner, sans rigoler, le
rassemblement.On sort les mouchoirs. De poche.
Les instances supérieures du parti vont jouer les juges de paix mais il ne devrait pas y avoir de coup de théâtre car Ségolène est loin d’avoir la majorité au sein de ce conseil.
« La démocratie n’a pas que des avantages, elle comporte aussi des risques », avance sans honte le premier secrétaire sortant, François Hollande. Et dire qu’il est de gauche…
Un score aussi riquiqui ne peut manquer de laisser craindre des tripatouillages. Ce qui de toute façon aurait été le cas si Ségolène avait été la bénéficiaire de la quarantaine de voix d’avance.
Donc, le pire, à défaut de ne pas être certain, n’est jamais décevant. Le chaos ubuesque qui règne au sein de l’opposition va perdurer au gré d’une guerre de tranchées ou d’une guérilla aux escarmouches meurtrières pour l’unité nécessaire contre l’administration Sarkozy.
Le PS va immanquablement se retrouver avec le trio de « candidats à la candidature » pour les présidentielles de 2012. Bis repetitae.
La majorité se marre à s’en faire péter la rate. Même si la cour sarkozyenne avait une petite préférence pour Ségolène. Le discours néo-libérale-démocrate d’icelle ne présente pas les qualités requises pour fédérer largement les aigreurs d’une nouvelle gauche.
D’autant plus que les contours de cette mouvance sont encore imprécis et que son rythme se cale sur celui d’un vélo de postier. Comme le disait il y a peu Sarko à Hollande , « vous nous avez emmerdé avec Le Pen, on ne va pas se priver avec Besancenot ».
Avec Aubry, l’UMP ne va pas bouder son plaisir et la France n'a pas fini d’entendre parler des 35H00, censément cause de tous ses maux. La majorité va donc « travailler plus pour gagner plus » et faire oublier sa propre gestion depuis 2002. De quoi pavoiser, comme chacun le sait.
Achille pour www.detoxinfos.fr
C’est bien connu, le Parti Socialiste c’est le village d’Astérix. On se balance des bottes de paille en pleine poire ou des poissons plus ou moins frais. Le verbe est haut mais on finit toujours par le banquet ou la synthèse. Et il vaut mieux. Car sinon l’occupation romaine risque de durer aussi longtemps que les contributions ou, plus « mode », la récession.
D’autant que César, ou plutôt Néron, attise le feu de la zizanie. Quoi de mieux, en effet, pour Sarko que de voir Ségolène revenir en deuxième semaine. Adversaire vaincu une fois, il semble plus facile à circonscrire. Voire.
Bonemine, l’ex-compagne du chef rose, est certainement la mieux placée à l’heure actuelle pour porter le fer en 2012 contre la droite. Ne serait-ce que parce que son plus grand tort aux yeux des anciens du village est de vouloir constituer un parti rassemblant le plus grand nombre. Il y a pire.
Ces avances au Modem sont plus préoccupantes, bien sûr. Mais qui pourra s’exonérer de l’aide de François Bayrou pour pouvoir prétendre à résilier le bail de l’actuel locataire de l’Elysée ?
En attendant, le vote pour le poste de Premier secrétaire du PS s’annonce des plus rudes après le ralliement de Bertrand Delanoë à sa rivale Martine Aubry. Une sorte de TSS, « tout sauf Ségo ».
Selon cette dernière, le Parti a "perdu le sens de l'honneur (...) lorsque les dirigeants disent quelque chose et font le contraire". Mais elle est « déterminée ».
"Notre responsabilité est immense", a déclaré, très lucide, le maire de Paris dans une lettre ouverte aux militants. Martine Aubry s'est déclaré toute "heureuse" de ce soutien.
Lors de la consultation des militants du 6 novembre sur les motions, les textes de Aubry (24,3%) et Delanoë (25,2%) avaient recueilli la moitié des suffrages à eux deux, celui de Ségolène 29%. Le jeune Benoît Hamon avait rassemblé 18,5% des suffrages.
Un temps énigmatique, le maire de Paris avait initialement pris ses distances avec la mère de Lille. Son annonce « surprise » change la donne mais il n’est guère certain que ses partisans le suivent comme un seul homme…
Ils doivent choisir d’ici vendredi 21 novembre.
Achille
Après l’explosion médiatique qui les a clouées au pilori, banques et établissements financiers doivent non seulement écoper afin d’éviter la perdition mais aussi redorer leur blason par des campagnes de publicité plus ou moins bien venues.
Plus significatif, les pratiques d’incitations à la prise de crédits acrobatiques, pourtant désormais clairement identifiées parmi les principales causes du trouble, croissent et embellissent.
« Aujourd’hui, on nous demande bien plus de vendre du crédit à tout prix qu’autre chose », explique un chef de rayon electro-ménager d’une chaîne d’ameublement présente dans toute la France. Il précise que le taux effectif global (NDLR : TEG, soit le taux net payé par l’emprunteur) est de…20,6% soit pour 100 cent euros emprunté le paiement de 20,6 euros d’intérêt.
« On sait que les gens ont un maximum de chances de ne pas s’en sortir au final, mais ils sont adultes et nous c’est notre boulot », analyse avec aplomb un de ses collègues d’une enseigne concurrente. Il reconnaît que, malgré la mauvaise passe traversée par le secteur du crédit, « il n’y a pas vraiment eu de resserrement des conditions d’obtention de crédit ».
Foin des risques désormais connus au niveau planétaire car décortiqués au JT de TF1 (c’est dire qu’il est impossible d’être passé à côté même dans les coins les plus reculés de notre désertique campagne française) vendre du crédit pourri est primordial pour toute la chaîne des intermédiaires tant les marges sont juteuses.
D’ailleurs, si vous avez les nerfs assez solides pour vous taper plusieurs tunnels publicitaires des grandes chaînes de télé (privées car bientôt les publiques feront tintin) vous aurez le plaisir d’apprendre qu’on se bouscule toujours pour vous avancer de quoi boucler vos fins de mois grâce aux merveilleux crédits « revolving ». Ceux-ci, comme leur nom ne l’indique pas forcément pour ceux qui n’entendent pas la langue de Shakespeare sont…sans fin.
Afin de montrer patte blanche face aux tartufferies politiques, les banques de l’autre main affichent à longueur de spots leurs ambitions d’accompagner les PME dans leur développement assurant que c’est certainement pas elles qui songeraient à couper les vivres à l’artisan créateur au moment de payer les salaires.
Reste que les chambres de commerce et d’industrie croulent sous les plaintes faisant état d’assèchement de crédits pourtant octroyés depuis des lustres. Mais que les petits patrons se rassurent, il leur restera toujours la possibilité de contracter des crédits à la consommation car là les banques sont visiblement moins regardantes…
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